Dix ans pour le violeur-dévaliseur !





En tenant à accompagner son amie à l’aéroport, la jeune fille ne savait certainement pas qu’elle allait à la rencontre d’une mésaventure !


Tunis-Le Quotidien
Cette affaire remonte à l’année dernière, au début de 2008 précisément. Tout a commencé cependant lorsqu’une jeune fille a tenu à accompagner une amie, son amie intime il faut dire, à l’aéroport Tunis-Carthage. C’est à partir de là que ses déboires ont débuté, dans la mesure où le départ de l’avion a été retardé, la contraignant à une longue attente.
Aussi, une fois son amie partie, a-t-elle rebroussé chemin en empruntant un premier, puis un second bus pour rentrer chez elle du côté de la cité Ettadhamen, ce qui lui a fait perdre un temps fou, ne débarquant du bus qu’aux environs de vingt-deux heures, c’est-à-dire au moment où les rues ont été déjà désertées, les gens tenant vraisemblablement au chaud.
En tout cas, la jeune fille n’avait d’autre solution que de parcourir la distance séparant le domicile parental de l’artère principale, en pressant le pas, d’autant plus qu’il faisait froid ce soir-là. Elle ne pensait plus, d’ailleurs, qu’à se faufiler sous les draps et sombrer dans un profond sommeil.
La pauvre a compté toutefois sans la présence d’un sinistre individu qui l’a surprise alors qu’elle s’était engagée dans une ruelle, une apparition qui l’a figée sur place, tant l’air menaçant du bonhomme l’a complètement paralysée, ce dont profitait l’assaillant pour lui appliquer un couteau au flanc, avant de la contraindre à l’accompagner dans un coin isolé, la soulageant entretemps de son portable.
Une fois arrivé à destination, un coin qu’il connaissait apparemment bien, l’agresseur a commencé par farfouiller dans le sac à main de sa victime, mais n’y dénichant finalement que cinq dinars qu’il n’a pas manqué cependant de glisser dans sa poche, avant de passer à l’acte suivant, celui d’abuser de sa captive. Celle-ci a beau le supplier et verser un torrent de larmes, allant jusqu’à le mettre dans la confidence pour lui apprendre qu’elle était «indisposée», mais rien n’y fit, le bonhomme était dévoré par le désir, quitte à «prendre les choses à l’envers» !
Ses instincts assouvis, il a lâché sa proie pour disparaître dans la nature, laissant sa victime dans un piteux état, meurtrie et humiliée. Ce qui ne l’a pas empêchée toutefois de rejoindre le poste de police sur-le-champ afin de déposer plainte et permettre ainsi l’arrestation de l’agresseur en un temps record.
Passé en jugement une première fois, le criminel a été condamné à vingt ans de prison ferme, mais il a interjeté appel, écopant finalement de dix ans seulement…


M.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com