Manchester – Barcelone : L’Olimpico en état de rêve !





Lorsque deux équipes, les meilleures cette saison, se qualifient pour la finale de la Ligue des champions, les puristes ne peuvent que s’en réjouir et... rêver.
Manchester - Barcelone de ce soir à l’Olimpico de Rome prend les allures d’un spectacle grandiose que seule la Ligue des champions d’Europe peut offrir aux mordus du foot. Une somptueuse affiche, quoi !
Depuis le tardif but d’Iniesta (90’+3) en demi-finale retour contre Chelsea qui scella la qualification des Blaugrana à l’apothéose face aux Red Devils, tout le monde s’est mis à rêver. Et l’Olimpico de Rome s’est préparé comme il se doit pour accueillir cette finale de rêve.
En fait, c’est quoi  un rêve ? Selon la théorie freudienne, il y a deux formules du rêve : «Le rêve est le gardien du sommeil», et «Le rêve est la réalisation d’un désir».
Manchester - Barcelone ne peut qu’appartenir qu’à la seconde théorie de Freud. Car, le désir des uns et des autres sera, en quelque sorte, «l’arme fatale».
Du duel du banc entre Ferguson et Guardiola en passant par celui de l’aire du jeu entre Ronaldo et Messi en arrivant au spectacle que vont offrir les supporters sur les gradins du stade de la ville éternelle, chacun porte en lui une partie du rêve.
L’Olimpico s’est paré de ses plus beaux atours pour rêver, lui aussi. Tous comme les millions de téléspectateurs à travers le monde, qui vont suivre l’événement et... rêver !

Kamel DAKHLAOUI

Les deux entraîneurs : Ferguson-Guardiola: le meilleur contre le meilleur !

Portrait des deux entraîneurs à succès de cette saison, Pep Guardiola (Barcelone)
et Sir Alex Ferguson (Manchester United).
L'un a trente ans de plus que l'autre. Mais l'autre n'a qu'une année d'expérience de banc de touche. L'un a remporté 42 titres durant sa carrière d'entraîneur, l'autre que deux. Mais l'autre a remporté huit fois plus de titres en tant que joueur. L'un entraîne Manchester United et l'autre, le FC Barcelone. Et ils se rencontreront, pour la première fois, ce soir, au stade Olympique de Rome. Alexander Chapman Ferguson, plus communément appelé Sir Alex Ferguson voudra soulever, pour la troisième fois de sa carrière, la Ligue des champions. Idem pour Josep Guardiola Sala, ou plutôt Pep Guardiola qui est en passe, lui, de réaliser un merveilleux triplé. Pour une première, ce ne serait pas si mal...
L'expérience de Ferguson contre la fougue de Guardiola: cette opposition entre les deux entraîneurs promet beaucoup. Ces deux caractères bien trempés ont réussi à façonner une équipe à leur image. L'Écossais, qui privilégie l'amour du club et le don de soi, possède une équipe-type expérimentée qui ne change pas beaucoup. Mis à part Dimitar Berbatov, tous les titulaires indiscutables de MU sont au club depuis, au moins, trois saisons. Comme par hasard, le club a remporté huit titres depuis 2007. Le Catalan, lui, est un disciple de Johan Cruyff. Sa devise? Jouer le "toque" (à une touche de balle) avec un état d'esprit toujours offensif. Se basant sur des hommes qu'il connaît bien (six joueurs de l'équipe-type sont issus du centre de formation), Guardiola a imposé une discipline collective qui faisait défaut au Barça depuis deux années. Résultat: les joueurs se trouvent les yeux fermés.
Lors de son arrivée à la tête de l'équipe première, Pep Guardiola ne faisait pas l'unanimité auprès de ses dirigeants. Sans expérience, l'ancien milieu défensif de 38 ans s'était, cependant, montré ambitieux: "Je suis convaincu que les Barcelonais seront fiers de nous. Ce sera dur, mais nous devons travailler vite et bien. Nous devons être forts dès le début". Dix mois, et 148 buts plus tard, le Barça et son trio magique - Messi-Eto'o-Henry - font rêver la terre entière. Sir Alex Ferguson est, dans un autre style, un entraîneur qui fait rêver beaucoup de personnes. Sa longévité (23e année au club) et sa volonté constante de transcender ses joueurs font de lui l'un des meilleurs tacticiens de l'histoire du football. "Je resterai aussi longtemps que ma santé sera bonne, sans aucun doute. Je me sens très bien et je pense que c'est un facteur déterminant pour continuer", a-t-il souvent déclaré aux médias lorsqu'on lui demandait qu'est ce qui pourrait le mettre à la retraite.
Ce soir, sur la pelouse du stade Olympique de Rome, les deux plus belles formations d'Europe s'affronteront dans une finale plus indécise que jamais. La faute à deux entraîneurs bien différents mais qui ont un vrai point en commun: la culture de la gagne et du beau jeu.

Arbitrage : Busacca au sifflet

L'arbitre suisse Massimo Busacca a été désigné pour officier lors de la finale de la Ligue des champions entre Manchester United et Barcelone, a annoncé l'UEFA lundi. Âgé de 40 ans, il a à son actif la finale de la Coupe de l'UEFA 2007 et la demi-finale de l'Euro 2008 entre l'Allemagne et la Turquie. Ses assistants seront les Suisses Matthias Arnet et Francesco Buragina. Le quatrième arbitre sera Claudio Circhetta, lui aussi suisse. Busacca a déjà arbitré Manchester United cette saison. C'était lors du quart de finale retour contre le FC Porto (1-0).

Rétro : 18 ans après la Coupe des coupes

Manchester-Barcelone, c'était l'affiche de la finale de la Coupe de coupes 1991, dès le retour des clubs anglais sur la scène européenne, cinq saisons après le drame du Heysel. Les Red Devils de -déjà!- Alex Ferguson s'étaient imposés 2 à 1 grâce à un doublé de Mark Hugues contre le Barça de Johan Cruyff (qui avait réduit le score par Ronald Koeman). Les deux équipes se sont également affrontées l'année dernière en demi-finales, et Manchester  s'était imposé (0-0/1-0).
MU, qui n'a jamais perdu de finale européenne (2 C1, 1 C2), pourrait aussi faire rentrer définitivement le nom de son entraîneur écossais dans l'histoire du football: s'il gagnait une troisième C1 personnelle (après 1999 et 2008), Ferguson rejoindrait tout en haut du palmarès le légendaire Bob Paisley, qui l'a gagnée trois fois avec... Liverpool (1977, 78, 81), le pire ennemi de United.
Le Barça, lui, a disputé un plus grand nombre de finales européennes, 15, mais en a perdu six, dont trois finales de C1 (1961, 86, 94). La Dream Team de Johan Cruyff entraîneur avait reçu une mémorable raclée en finale 1994 contre Milan (0-4)...


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com