Affaire Nabil Zakraoui : Jamais sans mes deux filles…





Son seul tort, c’est d’être un citoyen tunisien qui a choisi de renverser la tendance et rentrer au bercail afin de permettre à ses deux filles de grandir dans leur pays d’origine. Malheureusement sa femme italienne n’est pas de cet avis.

Tunis – Le Quotidien
Nous sommes le 2 juin 2001. Laura Dini répond par un oui à la question du Maire de la ville de Livourne qui lui demandait si elle voulait bien convoler en justes noces avec Nabil Zakraoui. A cette époque, le jeune tunisien avait bien réussi son intégration dans la société italienne. Il fît, au passage, la connaissance de sa future femme. Le couple est le modèle parfait du mariage mixte réussi. En cinq ans de vie conjugale, ils donnèrent naissance à deux adorables petites filles : Saida en 2004 et Amira en 2006.
Conjointement, le père avait réussi à bien gérer sa carrière professionnelle épargnant ainsi des économies qui allaient lui permettre d’envisager un retour définitif au pays. Sa femme fut de son avis et l’encouragea même à accélérer les démarches en vue de s’installer définitivement en Tunisie.
L’époux acheta une belle propriété du côté de la station balnéaire de Borj Cédria (Banlieue sud de Tunis), avant de lancer un projet commercial, afin d’assurer à sa petite famille une bonne rente et un bon niveau de vie.
Il faut dire que des membres de la famille de l’épouse n’avaient jamais digéré le fait qu’elle aille vivre en Tunisie. Un oncle connu pour ses prises de position contre les étrangers vivant en Italie, était allé même jusqu’à monter les parents de Laura contre son mari.
A force de matraquage et de pressions en tout genre, la jeune dame s’était mise à «dénoncer» des conditions de vie déplorables. Rien n’était à son goût… Les gens, le climat et même son petit plat favori, le couscous au mérou, ne lui plaisait plus. Elle changea brusquement de comportement et d’attitude, exigeant de son mari de la laisser partir avec les deux filles en Italie.
Craignant pour l’équilibre psychologique des deux fillettes, le père refusa de céder à la pression et proposa à sa femme d’aller changer d’air et prendre du repos chez ses parents à Livourne. Il pensait que cela lui ferait du bien et peut-être qu’elle changerait d’avis. Justement, après quelques jours passés en Italie, elle prit l’avion pour retourner en Tunisie le 24 décembre 2008 accompagnée, cette fois de son père. Hospitalité oblige, ils furent accueillis chaleureusement par la famille de l’époux dans leur luxueuse villa située à la cité Ezzouhour (les fleurs). Coup de théâtre, le grand-père tenta le 1er janvier 2009 avec deux inconnus d’enlever les deux filles. L’opération échoua et le père se trouva dans l’obligation de porter plainte. Conjointement, l’épouse décida de quitter le domicile conjugal pour aller louer une maison où elle s’était installée avec son père, déclarant alors la guerre à son mari et surtout aux instances judiciaires du pays, les accusant à tort dans des interviews données à la presse italienne d’avoir pris partie pour l’époux. Alors qu’aucun tribunal tunisien n’a été saisi jusqu’à cette date.


Réconciliation…
Pourtant, nullement désespéré, l’époux avait tentera de se réconcilier avec sa femme en lui demandant de rejoindre le domicile conjugal. En vain… C’est alors qu’il décida de saisir le juge pour enfant auprès du tribunal de Tunis 2 afin de protéger ses deux filles contre une autre tentative d’enlèvement. Il obtint la garde de ses enfants après que le commissaire de la protection des enfants eut conclu dans son rapport demandé par la justice que les deux filles sont bien traitées et reçoivent une éducation très équilibrée.
Pourtant, les menaces de la mère ne vont jamais cesser, allant jusqu’à mobiliser des associations et des partis politiques en Italie, afin d’exercer des pressions sur les autorités tunisiennes. Pis encore, le 10 mars 2009, l’épouse tente une deuxième fois d’enlever les deux filles, alors qu’elles étaient dans leur crèche à l’aide de deux ressortissantes italiennes.
Constatant que tous ses stratagèmes ont échoué, elle changea de tactique et fit semblant de vouloir se réconcilier avec son mari qui s’installa avec elle et ses deux filles à Borj Cedria où elle allait lui jouer un tour diabolique.
Alors que le malheureux père était allé faire des courses, l’épouse avait contacté deux de ses amis d’origine italienne qui ont installé deux cadenas pour fermer la porte de la villa à l’aide d’une solide chaîne avant d’aller alerter les agents de l’ordre, laissant entendre que M. Nabil Zakraoui détenait sa femme et ses deux filles par la force dans ledit domicile.
Prenant leur déposition sur parole, les auxiliaires de la justice, n’avaient pas hésité à saisir le ministère public et obtenir une commission rogatoire afin de se rendre sur les lieux et arrêter le père pour détention illégale d’autrui. Il fut, par ailleurs, incarcéré en attendant la fin de l’enquête. Cela étant, les investigations menées par les agents de l’ordre et suite aux dépositions des voisins, le tribunal de Grombalia a relâché le père. N’empêche que la mère n’avait pas lâché prise en allant cette fois porter plainte devant le tribunal de Ben Arous et ce en date du 16 avril dernier prétendant que son mari habite la région pour rendre son recours recevable. Justement, elle réussit son plan et obtint la garde de ses deux filles. Forte de ce jugement, elle porta même une autre plainte, accusant son mari d’avoir refusé de lui remettre les deux enfants, alors, qu’il n’était même pas au courant du verdict rendu par le tribunal de Ben Arous. Une condamnation de quatre mois de prison a été prononcée à l’encontre de l’époux sur la base d’une plainte déposée auprès d’un tribunal lequel n’est pas celui de son lieu de résidence, ce qui constitue un délit conformément à l’article 82 de l’an 2002 qui punit à un an de prison ferme toute personne usant de la ruse pour empêcher la remise des convocations et des textes de procès à leur destinataire... Et c’est ce qui a été commis par Mme Laura Dini à l’encontre de son mari et père de ses deux filles lesquelles peuvent, à tout moment, passer en Italie d’une manière illégale .


Habib MISSAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com