Iran : Le candidat Moussavi prêt à discuter sur le nucléaire





Le candidat à la présidentielle iranienne Mir Hossein Moussavi, s'est dit prêt hier à discuter avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien controversé, s'il était élu.


Le Quotidien-Agences
"Je suis prêt à discuter avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Chine, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne)", a dit à la presse  Moussavi, soutenu par les partis réformateurs et l'ancien président Mohammad Khatami pour la présidentielle du 12 juin.
Mais il a ajouté que l'Iran continuerait ses activités nucléaires.
"Nous ne renoncerons pas à (notre droit) à la technologie (nucléaire). Ce qui sera négocié est la façon dont il faut procéder pour garantir que notre programme nucléaire ne sera pas transformé en un programme militaire", a dit cet ancien Premier ministre.
Moussavi est considéré comme le principal concurrent du président Mahmoud Ahmadinejad, qui se présente pour un second mandat de quatre ans.
Ce dernier a exclu lundi toute discussion du programme nucléaire iranien avec les grandes puissances qui avaient proposé à Téhéran de reprendre le dialogue sur ce sujet.
Les grandes puissances tentent de convaincre l'Iran d'arrêter ses activités nucléaires sensibles, en disant craindre qu'elles ne soient détournées de leur finalité civile pour produire l'arme nucléaire. Téhéran affirme que son programme nucléaire est strictement civil.
Les Six souhaitent obtenir de l'Iran qu'il suspende son enrichissement d'uranium, en échange d'une offre de coopération élargie présentée dès 2006. 
L'enrichissement permet d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que le matériau nécessaire à une bombe atomique.


Discussions avec les USA
Moussavi a par ailleurs affirmé que tenir "des discussions et des débats avec les Etats-Unis" n'était pas un "tabou" pour lui malgré les pressions exercées par Washington sur Téhéran.
"Tous les ans, ils renouvellent les sanctions contre l'Iran et mettent la pression sur l'économie iranienne (...) Dès que nous avons besoin d'acheter des avions, les Etats-Unis nous créent des problèmes", a-t-il dit en appelant Washington à faire davantage de gestes "positifs" à l'égard de l'Iran.
L'administration du président américain Barack Obama a fait des ouvertures diplomatiques en direction de l'Iran pour tenter de le convaincre de suspendre ses activités nucléaires sensibles.
Le 19 mai, Obama a dit se laisser jusqu'à la fin de l'année pour juger du sérieux de l'Iran dans les négociations sur le nucléaire, en notant que l'Iran allait au-devant de sa présidentielle et que cette période ne serait pas favorable aux négociations.
Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques depuis près de 30 ans.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com