Eliminatoires CAN/Mondial 2010- Tunisie-Mozambique 2-0 : Toutes les assurances





Sans réellement convaincre, la Tunisie s’est contenté d’empocher les points de la victoire pour consolider son leadership du groupe (B). C’est avec une formation de nouveau remaniée que la Tunisie a abordé le match d’hier face au Mozambique. Un match placé sous le signe de l'obligation de résultat, question de consolider le leadership du groupe avant de croiser le fer avec le Nigeria le 20 juin . Adoptant un 4-4-2 souple avec Wissem Yahia devant les deux pivots Korbi et Ragued, un choix qui a étonné plus d’un, mais qui pouvait s’expliquer par le souci de Coelho de donner la priorité à la possession de la balle à l’entrejeu, une zone névralgique à occuper devant un adversaire technique.
D’ailleurs, les camarades de Jaïdi ont mis du temps à prendre la mesure de leurs vis-à-vis. Il y a eu des balles arrêtées, le jeu sur les ailes ou la vitesse d’exécution sans résultat tangible ni opportunités.
Le manque d’inspiration conjugué à la présence physique de l’adversaire n'a pas permis aux Tunisiens d’imposer leur jeu. Il a fallu attendre la (19’) pour assister à un bel enchaînement Korbi-Ben Khalfallah-Allagui qui aboutit à un penalty pour faute du gardien mozambicain sur l’avant tunisien. Yahia chargé de la sentence donna l’avantage aux hommes de Coelho 20’ (1-0). Un but qui a libéré quelque peu les Tunisiens sans pour autant nous donner à voir un spectacle de belle facture . Les camarades de Montero, pour leur part, n’ont pas changé d’option en entamant leurs offensives à partir du milieu sans grand danger pour Kasraoui et sa défense et ce, jusqu’à la 43’ quand Olobo d’un tir puissant ratait de peu la mire. Ce fut une première période fade et sans grand spectacle et ce, en raison du manque de percussion des avants tunisiens et surtout de l’absence d’un vrai régisseur, ceci sans oublier le profil de l’adversaire mozambicain qui est venu surtout pour bloquer les Tunisiens sans prendre beaucoup de risques. Une attitude attentiste qui n’a pas titillé l’orgueil des locaux et qui n’a pas conféré un côté spectaculaire aux débats.
Après la pause, Coelho a incorporé Hammami  à la place de Korbi pour animer peut-être davantage le couloir droit. Mais au fil du temps, ce changement n’a rien apporté de concret et l’animation offensive est encore maladroite.
Les avants sont toujours esseulés alors que les visiteurs commencent à menacer sérieusement la défense tunisienne. Allagui cède sa place à Nouioui, le sociétaire de Deportivo La Corogne dont c’est la première apparition avec les Aigles de Carthage. Cette entrée a coïncidé avec le réveil des Mozambicains qui s’étaient décidés à bouger et à chercher à perforer la défense de Kasraoui. La possession de la balle est désormais Mozambicaine, alors que le public tunisien commence à manifester son mécontentement. A la (62’) Kasraoui se détend et sauve le but. Un avertissement sévère pour les hommes de Coelho qui sont loin de leur meilleur niveau. A l’évidence les fréquents changements opérés dans la première ligne ont porté un sacré coup aux automatismes et à la complémentarité. Eloignés les uns des autres, les joueurs tunisiens n’arrivent pas à exprimer un bon football devant des adversaires accrocheurs et prompts sur l’homme. Blessé, Nouioui cède sa place à Darragi à la (79’). Les dix dernières minutes, disputées des deux côtés n’ont rien apporté de bien particulier d'un côté comme de l’autre, jusqu'à la (90’+1) quand le jeune régisseur tunisien Darragi, d’un tir des vingt mètres à ras de sol marque le second but tunisien, permettant aux siens de pousser un ouf de soulagement (2-0.
Un second but qui donne plus d’éclat au succès tunisien, mais qui ne cache pas certaines insuffisances technico-tactiques à corriger avant le prochain match face au Nigeria.


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com