“Une histoire de cafétéria” : Miroir de son temps





Dans le cadre des "prémices" du quatrième art tunisien, l’association de théâtre Attadhamen a aussi son mot à dire. Et son regard un peu perçant qui se dégage à travers son "Histoire de cafétéria".
Depuis qu’on a annoncé, au seuil de la saison artistique et culturelle, le centenaire du théâtre, tout le monde a retroussé manches et manchettes pour écrire et graver son mot. C’est donc toute une année meublée de théâtre, d’ombres et de lumières, de mises en scène et d’effets spéciaux. Rien que pour honorer les hommes de théâtre et célébrer ce siècle d’expression   théâtrale. A chacun bien sûr, son vocabulaire et son mot sur le devant des tréteaux. Mais aussi son budget, son propre talent et le rêve de se produire dans les festivals d’été. Et à chacun ses ambitions. Ce que souhaite exactement la jeune troupe d’Attadhamen, tout comme les autres compagnies régionales, municipales ou régionales au Nord et au Sud, à l’Est et à l’Ouest du pays.
Ces jeunes talents ne vont pas cette année se tourner les pouces à ne rien faire. Car après le succès de leur travail, passé le 3 juin dernier à la maison de Culture Ibn Rachiq, ils ont eu droit à un panier de propositions dans quelques festivals du pays. Et ils le méritent bien. Que raconte leur "Histoire de Cafétéria" ? C’est le récit d’un homme qui a foulé pour la première fois le sol d’un café populaire qui grouille de gens simples. Le nom de ce dernier est identique à celui du Omda, représentant de la délégation. Et c’est là où on tombe dans la confusion, d’où le début de tout son calvaire et de l’histoire. Car sans induire les gens en erreur, il s’est trouvé en face d’une botte de pépins de toutes sortes. A chacun son histoire, ses problèmes, ses demandes, ses exigences. Et le faux Omda n’en peut plus. Il ne peut plus sortir de ce cercle vicieux. Un piège où il est difficile de trouver comment convaincre les uns et les autres et se trouver une issue honorable pour s’afficher tel qu’il est. Ce qui est bon dans l’histoire, c’est ce côté drôle, qui se repose sur un lit d’humour décapant raconté avec esprit. C’est une manière de raconter les blessures des gens sans choquer. C’est, au final, le message clair et net de cette jeune compagnie qui promet. Nous ne pouvons que croiser les doigts pour Houcine Gharbi, Abdelkader Dridi, Aymen El Qatri, Mohamed Ali Maâoui, Tarak Rebaï, Hamed Lâabidi et deux  talents prometteurs, Chamseddine Romdhani et Adel Arfaoui.


Z. ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com