Guerre en Irak : Les Britanniques veulent connaître la vérité, Brown se plie





Très attendue par l'opinion publique, une enquête sur la participation britannique à l'invasion américaine de l'Irak aura lieu.


Le Quotidien- Agences
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé hier aux députés le lancement d'une enquête sur la question.
« La déclaration du premier ministre traitera de la fin de la mission militaire du Royaume-Uni en Irak et d'une enquête sur ce conflit », a déclaré Michael Ellam, le porte-parole de Gordon Brown, sans plus de détails. Le porte-parole n'a pas non plus précisé s'il s'agit d'une enquête publique ou non.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, avait annoncé en mars qu'une enquête serait lancée après le retrait quasi total des 4100 soldats britanniques d'Irak prévu le 31 juillet prochain.
L'enquête doit examiner les circonstances qui ont conduit le gouvernement du premier ministre travailliste Tony Blair à faire entrer la Grande-Bretagne en guerre avec l'Irak aux côtés des États-Unis en mars 2003 et sur les conséquences de cette décision.


Controverse
Le gouvernement fait face à une controverse concernant la publication du futur rapport. Miliband a indiqué qu'il s'agirait d'un rapport confidentiel, alors que l'opposition et des proches des 179 soldats britanniques tués en Irak réclament que les résultats de l'enquête soient rendus publics.
Les opposants à la guerre en Irak veulent connaître le contenu des discussions entre l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair et l'ancien président américain George W. Bush, en 2002.
Deux enquêtes ont déjà été menées sur certains aspects de la décision de se joindre aux Américains dans la guerre en Irak. Une première enquête a blanchi le gouvernement au sujet du suicide de l'expert David Kelly en 2003, qui a été présenté comme la source d'un reportage de la BBC qui accusait le bureau de Tony Blair d'avoir manipulé des informations des services secrets britanniques.
La seconde enquête, en 2004, ne remettait pas en cause le gouvernement de Blair, mais critiquait les lacunes des services de renseignements.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com