Festivals d’été : Les imprésarios tunisiens se plaignent des intrus





L’été est par excellence la période des festivals et  des concerts et, en conséquence, de la haute saison des  imprésarios. Ils  viennent de solliciter l’intervention du ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine pour prémunir le secteur des intrus. 
Dans une missive adressée dernièrement à M. Aderraouf Basti, ministre de la   Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, les professionnels du secteur de la culture se sont plaints de nombreux intrus  à leur profession qui explorent, selon leurs dires, les différentes localités pour signer des contrats, sans aucune base juridique légale,  avec les dirigeants locaux des festivals. Ces derniers, selon le document, prétendent qu’ils disposent  d’autorisations délivrées par le ministère de la Culture  et de la Sauvegarde du Patrimoine et opèrent, en conséquence, dans le but de trouver des contrats avec les responsables des manifestations culturelles, d’une part et avec les artistes tunisiens ou étrangers, d’autre part , alors que les professionnels opérant dans le secteur ont du mal à exercer convenablement leur activité.  Et ce document de citer le cas de Mourad Hammami, qualifié « d’intrus » par les auteurs de la lettre. Ce dernier aurait signé, si l’on se réfère toujours au même document,  des contrats avec certains festivals tunisiens pour leur faire venir deux chanteurs algériens, en l’occurrence  les prénommés  Chaba Nawala et Chab Khlass. Or selon la loi, des contrats de ce genre relève de la compétence du  ministère de la culture et de la Sauvegarde du patrimoine.
 Selon le document, tout contrat  avec un artiste doit passer par la direction de la musique. Les signataires de la lettre s’interrogent sur la qualité des contrats non-conformes à la réglementation. De quelle manière les artistes reçoivent-ils leur rémunération ? Et le document de citer aussi un autre  « impresario » nommé  Jamal Baba Issa, de nationalité algérienne qui aurait eu l’accord de principe pour faire parvenir un chanteur  algérien nommé Hakim Salhi qui se produira  dans de nombreux festivals tunisiens, alors qu’il  ne dispose d’aucune autorisation.  Ces pratiques illicites ne sont que la partie visible de l’iceberg, selon cette lettre qui affirme qu’il existe de nombreux d’autres cas. Et d’ajouter que le secteur est devenu un cadre où exercent illégalement de nombreux intrus qui signent, au noir, des contrats avec  les différentes directions des festivals sans passer par la direction de tutelle en question. Les cas les plus révélateurs, ce sont les opérateurs établis à l’étranger qui négocient directement avec les responsables locaux des festivals sans passer par une instance culturelle publique du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine. En effet, et selon cette missive, aussi bien les imprésarios que certains  artistes tunisiens ont eu du  mal  à trouver des contrats et, en conséquence,  à mettre en exergue leurs talents.


Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com