Mélos et dits





De Séoul à Carthage
Ceux qui ont raté en 2004, l’opéra coréen «King Uru» sont invités cette année à découvrir «Nanta Cookin». Spectacle où la musique traditionnelle coréenne épouse une mise en scène moderne. «Nanta» qui signifie battre fortement est une création qui repose essentiellement sur les rythmes du Samul nori (musique traditionnelle à percussion originaire de Corée, effectuée avec quatre instruments). Sélectionné comme l’une des meilleures attractions de Séoul par l’Office National du tourisme coréen, le spectacle retrace les aventures de quatre cuisiniers invités à préparer un repas de noces. Sur la scène du Festival international de Carthage, les artistes coréens aménageront une grande cuisine pour relater d’une histoire pas comme les autres. Histoire pleine d’humour qui se déroule dans un espace familier comme la cuisine. L’aventure de ces quatre cuisiniers a commencé quand le gérant du restaurant les a surpris le matin par une commande inattendue : préparer un repas de noces à servir à 18h00 et apprendre à son neveu, en parallèle, les techniques de l’art culinaire coréen. Que peut-on faire alors ? Après un temps d’hésitation, le quatuor a commencé les préparatifs. Jouant la Samul nori en usant de différents outils de cuisine, ils sont parvenus à tout réaliser, tout en gardant le sourire. Même le gâteau à la crème, composante essentielle de ce repas «historique» a été prêt. En suivant les préparatifs de différents plats, le spectateur découvrira différents sons et rythmes… bref, l’autre facette de la vie en coréen.
Curieux, ne ratez pas ce spectacle qui sera le 12 juillet sur la scène du Festival international de Carthage.

«Les inspirations soufies» de Garfi
«Ya lil ya qamar» tel est l’intitulé du spectacle poétique et musical qu’a présenté l’artiste Mohamed Garfi, lors de la soirée de clôture de la précédente édition du Festival international de Carthage. Spectacle qui a réuni une pléiade de nos belles voix, à savoir, Noureddine Béji, Slah Mosbah, Dorsaf Hamdani et Amani Souissi. Pour l’été 2009, ce compositeur vient de donner le jour à «Inspirations soufies». Spectacle où il revisite différents registres poétiques et musicaux. Il dépoussière des perles de la poésie arabe, des textes qui font de la résistance. Une plongée dans le Diwan du poète soufi Omar Ibn Faredh, les poèmes d’Abou Nawas, du célèbre poète égyptien Ahmed Rami et de l’aède et penseur libanais Michael Nouaima sont au menu de ce nouveau spectacle.
Cette douce balade dans la haute tradition poétique sera marquée par l’interprétation de quelques célèbres compositions qui ont marqué l’histoire de la musique. Mohamed Abdelwahab et Maurice Jarre sont en tête de liste. Belle soirée qui s’annonce riche en rythmes et en sonorités avec Noureddine Béji, Rihab Seghaier et Slim Damak.
A découvrir le 29 juillet sur la scène du Festival international de Carthage. Le retour de Slim Damak est un événement qui mérite le détour. Que dire alors de cette rencontre entre ces trois belles voix, sous la direction du maestro Mohamed Garfi ?

Quand l’Inde dévoile son charme
Un voyage chorégraphique entre l’Inde mythique et l’univers magique de Bollywood est à l’affiche de la soirée du 13 juillet, sur la scène du Théâtre antique de Carthage. Soirée qui plongera l’assistance dans l’univers chatoyant du cinéma indien grâce à un florilège éblouissant des plus beaux chants et danses qui font le charme de ce pays. Des scènes de danses tirées de nombreuses productions cinématographiques de ce pays marqueront cette soirée «tout feu, tout flamme». Du «kathak» classique, du «Tawaif», célèbre danse des courtisanes, des danses folkloriques se croiseront avec quelques éléments de danse moderne, offrant à l’assistance un voyage dans l’Inde artistique. Une Inde dont le nom est devenu le synonyme de la beauté par excellence. Et qui peut être indifférent à la ravissante Aishwarya Rai ? Avec «Bollywood Ballet Show», les passionnés de danse découvriront un univers coloré et fastueux, entre l’Inde mythique de la période Taj Mahal et les tubes et scènes du cinéma Bollywood, qui tirent leurs origines de ces chorégraphies millénaires. Ainsi, la scène du Festival International de Carthage accueillera une trentaine de danseurs et danseuses étoiles qui raconteront avec leurs beaux costumes traditionnels la beauté de l’Inde.

A la mémoire de Salah Khemissi
Du 2 au 4 juillet, la maison de la culture «Ahmed Kheireddine» à Bab Laâssal accueillera la 9e édition des Journées du chansonnier comique Salah Khemissi. Cinquante ans après sa disparition, ce chansonnier continue à marquer la mémoire. Né à Testour et ayant vécu à Tunis, ce mordu du verbe et de l’humour a côtoyé l’élite intellectuelle de l’époque des années 30 connue sous l’appellation «Taht Essour», à savoir Ali Douagi, Mohamed Laâribi, Mohamed Ben Fedhila, Abderrazak Karabaka et bien d’autres. Dans ce bouillonnement intellectuel, Khemissi a laissé libre cours à son talent. Caricaturiste, il a peint à travers ses chansons humoristiques le quotidien des Tunisiens, critiquant les vices de l’époque.
C’est dans cet esprit de reconnaissance pour un artiste d’exception que se tiendra la 9e édition de ce festival. Festival qui sera marqué par la présentation des concerts dédiés à la chanson humoristique et des sketchs qui rappellent ce genre particulier de musique. Outre ce programme musical, la nouvelle session comporte une rencontre-débat animée par l’universitaire Youssef Bahri, une exposition photographique signée par Mounir Mabkhout et une visite à la maison de l’artiste, 65 rue Souki Belkhir.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com