Liban : Saad Hariri, futur Premier ministre





Hariri, chef de la majorité parlementaire au Liban, soutenue par l'Occident, sera désigné Premier ministre, son mouvement, le plus important groupe au Parlement l'ayant nommé candidat au poste.


Le Quotidien-Agences
"Nous avons nommé comme candidat le chef du Courant du Futur, Saad Hariri", a affirmé le député Samir el-Jisr, entouré des autres membres de ce groupe parlementaire, à l'issue de consultations avec le président Michel Sleimane.
Le président Sleimane doit aujourd’hui charger Hariri officiellement de former le nouveau gouvernement.
Les leaders de la majorité et de la minorité parlementaire au Liban, Saad Hariri et Hassan Nasrallah, se sont rencontrés pour la première fois depuis près d'un an en vue de discuter de la formation du futur gouvernement, selon un communiqué commun publié hier.
La dernière rencontre entre les deux leaders rivaux remonte à octobre 2008, quelques mois après des combats meurtriers entre les partisans du mouvement chiîte Hezbollah dirigé par cheikh Nasrallah et ceux de Hariri, qui ont failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile.
La majorité antisyrienne sortante menée par Hariri et soutenue par l'Occident, est sortie renforcée des législatives du 7 juin, après avoir obtenu 71 sièges contre 57 pour le camp dirigé par le Hezbollah, un allié de la Syrie et l'Iran.


Poursuite des discussions
Les discussions tenues dans la nuit de jeudi à vendredi «ont porté sur les différentes possibilités concernant (la formation) du futur gouvernement», selon un communiqué commun.
Les deux hommes se sont mis «d'accord sur la poursuite des discussions, saluant l'atmosphère politique calme et soulignant la nécessité de faire prévaloir le dialogue et la coopération», a ajouté le communiqué.
«Le lieu de la rencontre restera secret pour des raisons de sécurité», a indiqué un conseiller de Hariri. Cheikh Nasrallah réside dans un endroit tenu secret depuis la guerre de 2006 entre son mouvement et Israël qui l'avait menacé de mort.
Le Hezbollah et ses alliés, dont le leader chrétien Michel Aoun, réclament un gouvernement d'union nationale. La majorité, sans écarter ce scénario, refuse que la minorité dispose d'un droit de blocage comme c'est le cas dans l'actuel gouvernement d'union.
Le président Michel Sleimane a entamé hier des consultations obligatoires avec les groupes parlementaires pour désigner un nouveau Premier ministre, un poste qui est revenu à Hariri, plus de quatre ans après l'assassinat de son père, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri.
Dans une interview, le numéro deux du Hezbollah Naïm Kassem s'est refusé avant-hier à dire si le parti chiîte allait nommer Hariri à ce poste.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com