M. Karim Elleuch, Société WAYCON pour la sécurité électronique : Nous visons principalement le marché algérien





Venu de France où il s’est spécialisé en informatique, M. Karim Elleuch a commencé sa carrière avec la création de la chaîne de magasins «Media Store», avant de se convertir, il y a cinq ans, dans le domaine de la sécurité électronique. Avec Waycon, il est aujourd’hui leader en la matière et il commence, petit à petit, à conquérir les marchés étrangers, principalement algérien où le savoir faire tunisien est très apprécié.

* Une société spécialisée dans la sécurité électronique, en quoi cela consiste exactement?
Le monde de la sécurité a, en effet, connu un incroyable essor technologique durant les dernières années compte tenu des grandes avancées de l’électronique, de l’informatique et des télécom. Notre société a été à l’affût des dernières évolutions que nous testons, éprouvons et comparons pour mettre à la disposition de nos partenaires les solutions les plus adaptées.
A ce propos WACON s’est spécialisé dans l’intégration de solutions de sécurité. Nous avons acquis une expertise importante dans les domaines de l’informatique et des réseaux de sécurité. Cela nous a permis de gagner la confiance de plus d’une vingtaine de fabricants et constructeurs leaders dans leurs secteurs respectifs.
Plus qu’un simple distributeur-intégrateur, nous avons fait évoluer notre statut en celui de développeur de solution. Pour cela nous avons une équipe composée de 22 collaborateurs. Nous venons par ailleurs d’ouvrir une nouvelle agence à Sousse et nous débutons nos premières opérations sur le territoire africain.

* En parlant d’exportation, quels sont les marchés que vous visez et qu’exportez-vous?
En développant nos propres logiciels autour de la sécurité et en développant nos propres solutions nous avons amplifié un savoir-faire propre très compétitif et très apprécié. C’est ainsi que nous avons été remarqués par les intégrateurs français, c’est-à-dire les fabricants de matériels de sécurité, qui voulaient, notamment pour s’implanter en Algérie, de très bonnes compétences et à un coût très compétitif. C’était notre cas.
Depuis nous sommes de plus en plus présents dans le marché algérien où, pour des raisons que nous connaissons tous, il y a une forte demande en matière de sécurité. Pour donner un exemple, le budget alloué à la sécurité est équivalent à celui de la France. Il est, dans le même ordre de grandeur, cent fois plus important qu’en Tunisie.


* A part le marché algérien, y a-t-il d’autres pays que vous visez?
Nous avons fait quelques tentatives en Libye, mais elles n’ont pas été très fructueuses. Nous avons eu aussi des petites opérations occasionnelles avec quelques pays subsahariens. Mais rien de comparable avec nos activités en Algérie.
Il faut savoir, à ce propos, que notre expérience en exportation est toute neuve. Cela fait seulement un an que nous commençons à le faire. Cela étant, l’idée est en train de germer.


* Dans votre démarche d’exportation, rencontrez-vous des obstacles?
Outre les problèmes sécuritaires et douaniers qu’on rencontre en Algérie, nous avons en Tunisie un problème d’ordre structurel.
Plus concrètement, cela consiste dans le fait que notre société, outre l’exportation du savoir faire, utilise une marchandise qu’elle importe en Tunisie avant de l’exporter vers l’Algérie. Cela veut dire que nous payons deux fois les douanes, et bien sûr tous les contrecoups que cela implique.
De plus nous n’avons aucun privilège, bien que nous soyons une société exportatrice. L’API qui classe les sociétés selon le secteur de leurs activités ne prend pas en compte les sociétés dont l’activité suppose aussi bien le commerce, l’industrie que le développement des solutions.


Entretien réalisé par M.A. BEN REJEB




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com