Au Théâtre municipal de Tunis : Des grains… de beauté





Le Conservatoire El Manar a terminé, lundi dernier, sa saison 2008-2009 en beauté. Le TMT était, ce soir-là, enveloppé de chants et de musique et généreusement auréolé d’un diadème de brillants petits danseurs.  
Avant-hier soir, le Théâtre municipal de Tunis (TMT) était plutôt plein. Et pour cause. Le petit monde (élèves de tous les niveaux, enseignants de musique et de danse, parents, amis et les amis des amis…) du Conservatoire El Manar a répondu à l’invitation. Personne ne pouvait rater, en aucun cas, ce moment fort. Quand on s’est  investi toute une année, on aime bien voir les fruits de saison et les savourer à plaisir. C’est donc un événement qui doit être brillamment fêté. Le choix de faire la fête au TMT (et peu importe le prix) explique les ambitions des uns et des autres. Rien n’est donc pris au hasard. Ceci ne peut que donner à tout le monde de l’importance, de la… fierté et de la valeur. Sur scène, une armada d’artistes en herbe et un éventail de notes tirées d’ici et d’ailleurs pour tous les goûts et pour toutes les sauces. Un peu du terroir, un peu du tarab et beaucoup des musiques. Et ce n’est pas tout ! Car Madame Salma Massoûdi, la directrice du conservatoire en question, a veillé au grain et pensé à ajouter au cocktail du jour, une bonne dose de salsa fraîche, très en vogue ces temps-ci.


Fais-moi danser !
Et de ne pas oublier de napper le tout par des tableaux de danse classique et moderne aux couleurs émouvantes. Une façon de démontrer que la fête est bien au complet. Au programme : on a ouvert le bal avec du corsé et Alf lila d’Om Kalthoum a enchanté l’assistance, qui a répété en chœur des passages de la diva. Puis, un festival de chants et de musiques qui s’est bien installé avec Achnia eddonia et tout le monde s’est trémoussé sur place. Ensuite, on change de registre et le timbre prend des airs et des ailes. On voyage avec Parole… parole de Dalida, on survole quelques variations de guitare et se prend en plein vol pour s’accrocher sur  un camembert délicieux de Ya habibi Taâla. Un moment de répit puis on cède la scène à la chorale avant de s’arrêter sur des refrains de Faïrouz. Et avant de mettre quelques pincées d’épices à la salsa du jour, bien relevée à la cubaine, on orchestre un intermède coloré. C’est du piquant et tout le monde a dansé, et chacun, dans sa discipline préférée, a brillé. Au final, le bouquet de 180 artistes a bien passé. Comme l’eau de rose, comme un remontant léger, rafraîchissant...  Le mérite de cette soirée revient aux petits et aux  grands des sept niveaux de cet établissement ouvert depuis 4 ans. Il dépend du ministère de l’Education et de la Formation et les diplômes de Musique arabe sont tout naturellement reconnus.


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com