Tunis : S’agit-il d’un acte délibéré de débauche ou d’un malentendu ?
Tunis Le Quotidien
Les différents protagonistes dans cette affaire sont d’un bon niveau social. N’empêche qu’ils ont été entendus par les auxiliaires de la justice après avoir assisté à une soirée qui a, apparemment, connu quelques dépassements. En effet, la victime avait invité sa femme à un dîner dans un restaurant huppé de la banlieue nord de la capitale. S’agissant de son anniversaire, la jeune dame n’avait pas lésiné sur les moyens pour apparaître telle une véritable déesse comme on en voit dans les films.
Il était alors logique que les têtes présentes ce soir-là se tournaient pour admirer cette beauté ravageuse. Bien occupé par sa femme, l’époux n’avait pas remarqué que tous les regards étaient braqués sur la silhouette de sa douce moitié. Pis encore, quelques-uns se levaient exprès pour passer à côté, histoire de contempler de près le visage angélique et le corps de rêve de la jeune dame.
A la longue, la séance de drague était devenue si flagrante que le mari avait décidé d’écourter la soirée et rentrer chez lui. Il se leva, alors, pour aller se laver abandonnant un tant soit peu sa femme. Ce fut malheureusement l’occasion pour l’accusé de se rapprocher de la jeune dame pour lui glisser son numéro de téléphone. Cela coïncida avec le retour du mari des toilettes qui surprit cet intrus en train de faire la cour à sa propre femme.
Eclata, du coup, une altercation qui ne tarda pas à dégénérer en une bagarre. Dans la foulée, l’accusé prétendit qu’il a été invité par la dame pour venir la rejoindre à sa table. Ce fut la goutte qui allait faire déborder le vase. L’époux tint, en effet, bon pour alerter les agents de l’ordre.
Conduit au poste puis interrogé, le suspect a confirmé qu’il a été appréhendé par la dame qui n’avait pas cessé tout au long de la soirée de lui sourire. Elle a profité de l’absence de son mari pour lui demander son numéro de téléphone. Bien évidemment, l’épouse avait démenti catégoriquement les dires de l’accusé déclarant avoir été surprise de constater qu’il tentait de lui glisser un bout de papier dans son sac à main. L’enquête close, le dossier de cette affaire a été remis à un juge d’instruction qui devait déterminer les responsabilités de chacun.
H.M.

