Mon été à moi : Tahar Fazaa en hibernation





L’humour, on n’en sera pas surpris, tient une place dans la vie de Tahar Fazaa, ce journaliste chroniqueur et scénariste de talent. L’été est synonyme ‘’d’hibernation créative pour Tahar Fazaa qui en profite pour rester à la maison. "Mes jours d’été, je les consacre à la lecture et à l’écriture", dit-il. "Les festivals d’été, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. J’irais voir, peut-être un spectacle de musique classique hongrois. Je fais fi de tout ce qui est commercial". Il nous en a livré plein, pourtant. Dans " Mellassine story", "Les arrivistes", "La racaille", "Journal d’un imbécile heureux", …et toute la série fertile d’écrits où le ton gagne en légèreté, l’auteur nous fait comprendre que ce n’est pas la peine de se torturer trop les méninges pour en saisir le sens. Les textes de Fazaa sont écrits pour être lus par tous. Pour une lecture d’été sur la plage ou à l’arrêt d’un bus ou d’un métro. Ses livres sont disponibles sur les étalages des grandes surfaces, tout comme le paquet de chips ou le flacon de ketchup. Car, tout comme la nourriture, l’humour est aussi essentiel à la vie.
Ici, tout se mêle, mais pas forcément dans l’ordre. Les repères sautent comme des confettis et les propos se bousculent. Les attitudes aussi. Il nous parle, à chaque fois, de gens ordinaires, sinon rebutants et dégoûtants, qui «comme par enchantement» se retrouvent propulsés au plus haut de l’échelle de la promotion sociale…    L’auteur y déverse une encre noire pour s’attaquer aux vices et rebuts de la société étalés avec minutie. N’oublions pas, Tahar Fazaa est après tout l’un des chroniqueurs les plus célèbres de Tunisie.
Cela n’empêche, on ne peut pas meubler une journée par la lecture et l’écriture. Car dans la vie d’un écrivain quel qu’il soit, il y a aussi la famille. Pour Tahar Fazaa, il y a «Arslane», le petit-fils de 40 jours, dont la frimousse vient tout juste d’égayer le paysage familial. Papi a aussi ses sorties quotidiennes du côté de Radès forêt, là où il respire de l’air pur pour, dit-il, "recharger ses batteries". Et puis comme tout bon cuisinier, il est une fine bouche qui aime bien s’éclater en famille et entre amis sur les bons plats que prépare sa femme.
Du nouveau, sinon ? Il y en a certainement. Il y a pour commencer la deuxième partie de "Devinettes tunisiennes" et "Fazaa book" deux livres qui sortiront pendant la rentrée chez Apollonia éditions. Sans oublier le one man show "Saadoune 28". Cette fois, il collabore avec Sofiène Chaari, le célébrissime «S’boui» issu tout droit de l’intoxication télévisuelle. Enfin, si vous ne riez pas, par le plus grand des hasards, de "Saadoune 28" au festival de Carthage, ce n’est pas si grave. C’est comme à la télé : quand on pousse le bouton pour l’arrêter, cinq minutes après on n’y pense déjà plus.


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com