A.G. du Conseil de l’Ordre des Avocats : Chassez les querelles intestines, elles reviennent au galop…





L’Assemblée générale annuelle du Conseil de l’Ordre des Avocats se tient aujourd’hui dans un hôtel de Gammarth, avec en toile de fond des dissensions nourries par les accusations de «mauvaise gestion financière» qui pèsent sur le bâtonnier.


Tunis-Le Quotidien
L’Assemblée générale annuelle du Conseil de l’Ordre des Avocats s’annonce extrêmement chaude. Et pour cause : les accusations de mauvaises gestion des finances du Conseil de l’Ordre qui pèsent sur le bâtonnier seront au centre des débats. Les détracteurs du bâtonnier, Me Béchir Essid, l’accusent en effet depuis novembre dernier d’avoir «dilapidé» les fonds du Conseil de l’Ordre dans des dépenses faramineuses comme des dizaines de voyages à l’étranger ou encore l’achat d’une voiture dont le prix avoisine les 50 mille dinars. Ces accusations sont alimentées par le report de la présentation du rapport financier de la Caisse de retraite des avocats et le retrait, décidé par les membres du Conseil de l’Ordre  le 26 juin dernier, de la gestion financière de cette caisse au bâtonnier. 
C’est dire que le président du Conseil de l’Ordre  sera sur la défensive aujourd’hui. Il tentera par tous les moyens de se disculper  de ces accusations qui seraient, selon lui, «fallacieuses» et motivées par des calculs électoralistes et politiques. Dans une lettre adressée à ses confrères, Me Essid a, en effet, estimé que les agissements de ses détracteurs relèvent plutôt des «surenchères politiques visant à mettre les bâtons dans les roues des réformes de la profession et à ternir l’image du bâtonnier pour des raisons électoralistes».
Le bâtonnier élu en juillet 2007 a également mentionné que le report de la présentation du rapport financier de la caisse de la retraite des avocats s’explique par le fait que cette structure n’a pas encore bouclé sa première année d’activité. D’autant plus qu’elle est entrée en vigueur en juillet 2008.
Concernant le retrait de la gestion financière de la caisse au bâtonnier, la lettre distribuée à des milliers d’avocats précise que cette décision est illégale et caduque. «Selon les statuts de la caisse de retraite le bâtonnier est le seul responsable qui a le droit de gérer les finances de cette structure», précise Me Essid.


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com