Une nouvelle librairie à la Marsa : Culturel…(lement) vôtre !





Culturel est le nom du nouveau-né annoncé vendredi soir au Zéphir de la Marsa. Au bonheur de quelques dinosaures et autres dévoreurs de bonne lecture dans toutes les langues.
Pas seulement, mais dans tous les domaines éducatifs aussi et nous sommes bel et bien au premier étage de la grande surface commerciale Le Zéphir de la Marsa. Ici, il y a tout naturellement du monde- le long des quatre saisons-, qui passe et qui repasse pour les courses de la semaine ou au quotidien. Ou pour autres vadrouilles de plaisir entre les magasins de luxe. Le nouvel espace qu’on vient d’inaugurer avant-hier n’est pas passé inaperçu. Les nouvelles lumières ont vite accroché les curieux venus en très grand nombre pour découvrir les lieux et assister à l’inauguration. Parmi ces derniers, de simples promeneurs, des proches, des amis et… des amis des amis venus féliciter le nouveau locataire du lieu. «Mais qui est-il ? C’est le patron de l’autre librairie El Moez d’El Menzah. Ah Bon ! Mais, c’est la propriété de M. Mohamed Bahri ! Là, il faut vraiment s’assurer de l’information… Mais, ce n’est plus lui… ? Ah Bon ! Depuis quand ?...», un cortège d’interrogations et une suite de murmures concoctés au gré de divers stands culturels, bien éclairés et bien garnis de livres dans toutes les langues de cet espace de 250m2. Le Quotidien a eu un brin de causerie avec le patron, qui était très occupé par ses invités (et clients aussi). L’homme qui était aussi aux anges, n’est autre que M. Hassen Jaïed. C’est lui le directeur général de Culturel. Et c’est bien lui qui a, il y a un an, acheté la librairie El Moez. Après un long séjour parisien, l’homme a choisi de rentrer au bercail et de travailler dans la distribution. «Je suis né en France. Mais ma famille est originaire de Monastir. J’ai fait des études de mathématiques dans les universités parisiennes. Au final, j’ai tout laissé tomber, les projets de l’enseignement, les comptes et décomptes aux autres. Mon amour pour la patrie de mes ancêtres a triomphé et m’a conduit jusqu’ici. Pour faire il y a dix ans du commerce livresque. C’est ma petite graine de folie. J’ai ouvert mon entreprise, Afrique Culture… et je suis bien dans le commerce», raconte M. Jaïed. L’homme du jour compte ouvrir un troisième point de vente. L’idée trotte déjà dans sa tête, bien faite. Où ? Ce n’est pas encore sûr. Probablement au Sahel. «Pourquoi pas !», répond-il avec un sourire timide. Pour le moment, il doit s’imposer dans la ville qui pullule d’autres librairies et il doit offrir une autre palette pour les consommateurs du livre et ses dérivés. «Pour que ça marche comme il faut, je dois organiser souvent des séances de dédicace. Et je vais cibler tous les âges et toutes sortes de lecture. Après avoir étudié le marché, la diversité est ma seule devise», ajoute-il en guise de conclusion.
Bien vu et bonne chance, monsieur le matheux!


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com