Faouzi Chekili : A chaque saison son tempo !





Tout est musique pour notre jazzman Faouzi Chekili. Le jazz au cœur, la guitare à l’âme, son été se veut une belle occasion pour cultiver sa passion au-delà des mots.
Sa musique fait danser les consciences et les cœurs. Faouzi Chekili, l’un des maîtres incontournables de la sphère jazz, sait bien nous faire rêver. Son astuce : une musique sincère qui commence là où s’arrête le pouvoir des mots. Musique qui accompagne le pouls de la vie. Enseignant à l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, notre jazzman a su communiquer sa passion à une nouvelle génération qui rêve d’aller loin, de sillonner le monde pour raconter des histoires mises en musique. Et cela le rend très fier. En été comme en hiver, Faouzi Chekili sait bien entretenir sa passion et faire monter le mercure. "Pour moi, la musique est plus qu’une passion. C’est une vie. Et entre les deux vies, il n’y a pas de cloison. En musique, il n’y a pas de vacances… Il y a des moments de silence, de méditation et de gestation",  nous confie Faouzi Chekili avec un petit sourire, les yeux contemplant le grand bleu de Sidi Bou Saïd. Et quand l’école ferme ses portes et que ses "oiseaux" quittent le nid pour y revenir en septembre, c’est à lui de prendre sa place sur les bancs de l’école. "J’ai appris des Belges à bien gérer mon temps… à donner à mes vacances un sens, un cachet. Durant l’été et si je n’ai pas d’engagements artistiques à honorer, je profite pour affûter mon talent et attiser ma passion. Je m’inscris dans des stages. On apprend toujours même à l’âge de soixante ans ou presque", dit-il en souriant. Pour cette année, notre artiste s’apprête à s’envoler entre mi-juillet et mi- août pour l’Italie pour prendre part à un stage où musiciens chevronnés et amateurs partageront la scène… Pour l’amour de la musique. Et M. n’a que de beaux souvenirs de l’Italie, terre natale du saxophoniste légendaire Massimo Urbani ! D’ailleurs et pour rafraîchir les mémoires, notre national Faouzi Chekili a remporté, lors de l’édition 2005 du festival "Musicando jazz & Blues" à Camerino, le prix international de ce festival dédié à la mémoire de M. Urbani. "En été, en se baladant ici et là, seul ou avec la famille ou les amis, je trouve le temps de conjuguer mes idées, à réfléchir à un phrasé… Parfois, il suffit d’un mot, un murmure, un regard pour que ma muse vienne me rendre visite. Des pensées et des sensations, il ne faut pas en discuter !" enchérit-t-il. 
Loin de la scène, notre artiste est un père attentionné… Mais, il ne faut pas trop compter sur lui pour faire les commissions. "Pour les affaires du foyer, c’est ma femme qui s’en occupe. Elle est banquière et elle sait bien gérer son temps… Avec elle, tout est bien orchestré comme du papier à musique" note amoureusement Faouzi Chekili. Rêveur,  le père de Mehdi et Selma (deux artistes qui font actuellement du chemin) continue à sauvegarder l’héritage jazz. Héritage qu’il a choisi d’imprégner de quelques senteurs "Made in Tunisia".


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com