M. Mohamed Triki, gérant de «Arab Soft» : Le savoir faire en prime





Avec plus de 130 employés, essentiellement des ingénieurs, «Arab Soft», peut se targuer d’être le leader dans le domaine du service d’ingénierie informatique (SSII). Elle est leader en Tunisie mais aussi à l’international où ses compétences sont très prisées.

*  Arab Soft est devenu au fil du temps le leader national en ingénierie informatique. Comment expliquez-vous cette réussite?
Nous avons, depuis la création de la société en 1985, misé sur la capitalisation du savoir-faire. Pour y arriver nous avons essentiellement visé le marché tunisien, ce dernier étant demandeur. Une période qui a duré jusqu’à 2007 et durant laquelle nous avons consolidé notre capitalisation métier à travers la lecture des différents composants économiques avec qui nous travaillons.
Il faut savoir à ce propos que la Tunisie était importatrice dans le domaine de l’ingénierie informatique. Nous avons donc travaillé dans la perspective d’arrêter cela en créant notre propre produit national. C’est ce que nous avons fait en concevant des programmes informatiques spécifiques pour chaque secteur d’activité en Tunisie.
Nous avons aujourd’hui quelques 460 clients. Mais ce qui nous importe plus que le nombre, c’est la qualité de ces clients parmi lesquels je citerai la BCT, l’ONAS, la SNIT, l’ANPE, la STEG, la CNRPS et bien d’autres banques tunisiennes.
Tout cela pour dire l’importance du marché tunisien pour nous, marché sans lequel nous n’aurions jamais réussi.

* Depuis, vous visez le marché international. Comment est venue cette mutation ?
Pour nous l’exportation est venue comme un prolongement logique des acquis réalisées sur le matché national.
A un moment, les sociétés étrangères cherchaient des sociétés solides en Tunisie pour les aider à la refonte de leurs logiciels ou bien pour la participation conjointe aux marchés étrangers.
Il faut noter dans ce contexte que dans le domaine des ERP les Européens peinent à migrer de l’ancienne technologie vers la nouvelle technologie. Or en Tunisie nous avons dès le début commencé avec la nouvelle technologie. Opportunité pour les ingénieurs tunisiens puisqu’il s’agit de plus de 170 milliards de ligne codes à migrer, autrement dit des millions d’années de « travail-homme», qui nécessite des milliers d’ingénieurs. Or l’ingénieur tunisien est très prisé et ce aussi bien pour ses capacités de travail à des coûts très compétitifs que pour sa proximité avec l’Europe qui est à deux heures d’avion. Cela sans oublier, bien sûr, la stabilité politique en Tunisie qui encourage l’investissement étranger dans notre pays.
C’est ainsi que nous avons participé, avec notre savoir-faire, dans la conduite de plusieurs projets à l’étranger. Nous avons même, à ce propos, crée une filiale, «Bonne Gouvernance Informatique » qui s’est spécialisée dans l’exportation.
Il faut bien sûre ajouter une autre variante à savoir la distribution des logiciels standard dans les pays proches, essentiellement africains.


* Dans un contexte de crise mondiale, votre secteur d’activité est-il touché ?
 Après 24 ans d’existence, nous nous sommes assuré une clientèle assez solide. La crise ne nous a donc pas touchés. C’est même le contraire. Depuis le début de la crise  nous avons enregistré un taux de croissance de plus de 50%.
Si on veut parler de la crise c’est plutôt en termes de retard de paiement de la part de nos clients. Seulement et comme nous travaillons beaucoup avec le secteur public, même ce problème ne se pose pas vraiment.


Entretien réalisé par M.A. BEN REJEB




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com