Festival de la Méditerranée de la Goulette : Une pièce… accrocheuse





La brochette de 2009 est bien variée et tout le monde sera sans aucun doute bien servi. Un peu de chant, de musique, de danse et la portion du théâtre est grandement incorporée au menu.
Quand on est à un vol d’oiseau du festival de Carthage, il est difficile qu’un autre festival puisse s’imposer dans le petit carré de mouchoir, déjà grouillant d’une foule de mini-festivals (celui des Nuits de la Marsa, celui du Kram, ceux des quartiers...). Il faut avoir une certaine personnalité et se doter d’un lot d’authenticités, sinon on est appelé à garder le silence. Cela, le comité organisationnel du festival méditerranéen de la Goulette l’a très bien saisi. S’il est bien en vie, qui plus est, dressé sur sa bonne colonne vertébrale de 35 ans, c’est quelque part grâce à son programme un brin distingué. Le fait de se spécialiser lui donne à la fois une notoriété et une carapace pour ne pas tomber. Le théâtre est la bonne ligne de conduite et le plat de résistance à ne pas manquer. Et quand on est dirigé par un connaisseur, on se porte encore mieux. M. Ahmed Ameur, directeur actuel du festival, a fait son choix pour ses fidèles festivaliers. Le bon camembert est de 4e Art, sans qu’il n’oublie de lancer un hommage à l’auteur de Atchan ya sabaya, feu Samir Ayadi, un grand homme de théâtre récemment disparu. Sur les 17 soirées de la saison, 12 seront meublées de tréteaux de toutes les tailles et de tous les styles. Il y aura du léger, de l’humour, et du corsé. Du ramassé et de l’interminable à souhait. Chaque public va se retrouver et tous les artistes sont «convoqués» pour monter leur produit de l’année. Le reste c’est pour les amoureux du chant, de la danse et la musique. Et pour couper avec le tout, un peu de cinéma ne fera que du bien aux cinéphiles de la banlieue nord, grandement exclus de Carthage 2009. Mais, le festival est loin de se contenter de cette suite festive. Car il se veut lui aussi bien connecté (et concerné) par l’année des centenaires. Un regard sur Chebbi, un clin d’œil à Douagi, et une pensée à Maâli et à son fameux Haj Klouf d’une autre époque… Entre la scène 7 Novembre et l’Espace culturel méditerranéen, d’autres rendez-vous attireront une autre frange de public. Des surprises sur écran et des tables rondes à volonté qui seront animées par des figures emblématiques de notre théâtre.


Z. ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com