Les Festivals de Kébili : La bonne formule des oasis…





Le Sud tunisien a, lui aussi, sa palette de festivals d’été et chaque région a concocté son propre cocktail. Pour le gouvernorat de Kébili, c’est une autre vision qui le fait  distinguer des voisins. Tour d’horizon!   
Et surtout, ne pas faire du clonage. C’est la devise qu’il faut pour éviter les crises. Car, ces derniers temps, on a l’impression de voir partout les mêmes spectacles. Plus ou moins grands, mais presque identiques et qui, comme des poupées russes, sont choisis pour leurs mêmes couleurs. Ce sont toujours les mêmes artistes qui circulent d’un festival à un autre avec les mêmes spectacles et aucune spécificité ne traverse ni les airs marins, ni ceux des montagnes ou encore ceux des oasis. Le Commissariat régional de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine de Kébili a voulu faire entorse aux habitudes et mettre autrement sa griffe au puzzle estival. Et elle a trouvé la formule qu’il faut, le bon filon pour réussir sa version de l’été 2009. Pour ce, on a choisi de revoir toutes les formules possibles et de créer la petite «marque de fabrique». C’est aussi une façon intelligente pour drainer les populations voisines par cette différence.
Pour les huit festivals de la région, à part quelques exceptions, les soirées sont autrement orchestrées. Puisque nos artistes nationaux ou maghrébins ne manquent de rien pour mériter  leur place au soleil dans leur pays (et leur région), ils sont prioritaires pour monter sur scène. On a misé sur la qualité plus que sur la quantité et la durée des festivals. D’El Kalaâ (du 1er au 10 juillet) à Douz (du 18 au 20 juillet) en passant par Bezma (du 3 au 5 juillet), Limaqs (du 5 au 7 juillet), Souk al Ahad (du 10 au 16 juillet), Blidet (du 11 au 13 juillet), Gersine (du 14 au 16 juillet) et Kébili (du 18 juillet au 1er août prochain). D’après ces dates différées, on sent une certaine orientation du comité organisationnel. Quant au menu, les Tunisiens (Habouba, Haïthem Hellal, Hassen Dahmani, Zouhaïra Salem, Yousra Mahnouche, Soufiène Chaâri, Fadhel Jaziri…) dans des ballets de chants, poésies, films, théâtres pour jeunes et moins jeunes… se sont emparés de la part du lion. On y trouve aussi des noms d’affiche venus de tout le Maghreb. Nous pensons ici à l’Algérien Abdou Deriassa, à la Libyenne Asma Slim, à l’autre Algérien du raï, Cheb Khlas, aux Mauritaniennes Bnat Nana et la liste se prolonge encore avec les enfants du pays. Le programme est bien varié. Demandez-le! 


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com