Equipe Nationale Olympique – Limogeage du staff olympique : Est-ce la bonne solution ?





La peu enviable septième place obtenue à Pescara a coûté la place à Kasri, Hsoumi, Ben Othman. Sont-ils les seuls responsables de cette déception?
Par le biais d’un communiqué sec et sans aucune explication, le bureau de la FTF annonce le non renouvellement des contrats du staff technique de l’équipe nationale olympique ainsi que celui du médecin de l’équipe. 
Le staff en question est composé de Skander Kasri (entraîneur), Lotfi Hsoumi (adjoint), Slim Ben Othman (entraîneur des gardiens de but) et Dr Fethi Kaouache (Médecin).
En outre, ce communiqué annonçait la mise en veilleuse (momentanée) des joueurs Aymen Abdennour et Youssef M’sakni - et ce jusqu’à complément d’enquête. 
De prime abord, il faut reconnaître que les résultats de nos Aiglons à Pescara ont été bien en deçà de nos espérances. Mais peut-on imputer cette contre-performance au staff technique et médical?
Là, il y a vraiment un palier qu’on ne devrait pas franchir. 
Car la réussite ou l’échec ne peuvent être assumés ou endossés par une seule partie et celui de l’équipe nationale olympique à Pescara ne peut être assumé par Kasri, Hsoumi, Ben Othman et le Dr. Kaouache. 
Au fait, qu’a-t-on fait de concret pour remettre à cette équipe nationale A’ si on ose dire, rien sinon un soupçon de préparation inadéquat avant l’échéance. 


Préparation insuffisante
Kasri, pouvait-il mettre sur pied une équipe compétitive dans un laps de temps aussi court, car il ne faut pas l’oublier, le staff technique de cette équipe n’a été mis en place que le 2 février 2009 soit à quelques mois des jeux de Pescara, n’est-ce pas là un laps de temps très court, puisque l’équipe a été rassemblée du 2 au 4 février puis entre le 8 et 11 du même mois, cette fois-ci ponctuée par une rencontre amicale face à la France. Toutefois, malgré le temps très court nos représentants ont fourni une prestation très digne et au point de ravir l’admiration des Français eux-mêmes. Toujours dans le chapitre de cette préparation hâtive, il y a deux rencontres amicales avec la Syrie et 2 stages à Hammam Bourguiba, alors qu’une rencontre retour avec la France a été tout simplement annulée. 
Sans donc chercher à prendre la défense du staff technique, on peut assurer que celui-ci n’a pas bénéficié de conditions de préparation idéales et par conséquent on ne peut lui en vouloir d’avoir raté le podium à Pescara, car force est de reconnaître que les résultats enregistrés en Italie peuvent être qualifiés d’encourageants  si on tient compte des facteurs extrasportifs qui ont caractérisé ce tournoi. A ce propos rappelons que la Tunisie a fait match nul avec l’Espagne (2-2), puis battu l’Albanie (2-1) et par conséquent elle a été éliminée de la course au podium par le goal différence, puisque l’Espagne a battu l’Albanie par un score plus large surtout que cette rencontre s’est jouée 48h après que la Tunisie ait battu les Albanais et là, faut il être sorcier pour comprendre la tournure de la rencontre Albanie-Espagne. 


Blessures de Hadhria, Messaâdi et Msakni
Pour le compte de la suite, et étant donné que les esprits des joueurs étaient déjà hors compétition, nos représentants ont été battus par la Turquie (1-2) avant de conclure par une victoire face au Montenegro (1-0).
Bilan pour le moins positif étant donné les conditions de préparation trop aléatoires, ajouté à cela les blessures de Hadhria (pubalgie), de Messaâdi et M’sakni en plus des problèmes de primes accordés aux joueurs et qui étaient bien en deçà de leurs attentes. 
En effet, le bureau fédéral savait que cette équipe olympique était composée de joueurs appartenant aux grosses cylindrées, donc habitués à percevoir des primes royales, en plus certains parmi eux ont même goûté aux primes de l’équipe nationale A, qui eux aussi se chiffraient à des millions. Or avec l’équipe olympique, on leur a promis des primes dont le montant ne dépassait pas les quelques centaines de dinars, ce qui a incité le capitaine Abdennour à réclamer (au nom de ses coéquipiers) la révision de ces primes, il est allé plus loin en contactant directement les hauts responsables et c’est peut être ce qui explique sa suspension actuelle. Quant à celle de M’sakni, c’est le flou total, comme celui inhérent au non renouvellement du contrat du Dr Kaouache alors que celui-ci n’a pas de contrat avec la FTF (sic) et puis c’est un éminent spécialiste considéré à juste titre comme pionnier dans la lutte anti-dopage depuis 2003.
En conclusion, c'est une décision pour le moins étrange que celle prise par la FTF, car au-delà des résultats toujours éphémères, il fallait d’abord étudier la situation et faire son propre mea culpa avant de jeter la réprobation sur le staff technique, alors qu’on sait au fond de soi que notre responsabilité est engagée. Alors pourvu que cela serve de leçon pour l’avenir afin que notre football rompe avec les côtés émotifs qui caractérisent les relations, donc les décisions …


Mohamed Ali Ferchichi




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com