Tabarka Jazz Festival 2009 : Départ du directeur artistique





L’actuelle édition de Tabarka Jazz Festival n’a pas pu résister aux vents. Et voilà Nabil Khemir, directeur artistique de la session, qui décide de partir…
Tabarka Jazz Festival, une grande manifestation qui a perdu ces dernières années son aura, son public et sa notoriété suite à de nombreux problèmes. Problèmes qui se sont aggravés engendrant l’annulation de la session précédente. Mauvaise nouvelle qui a bouleversé tous les passionnés du jazz et les habitués de la ville du Corail. Une traversée de désert qui n’a pas duré puisqu’en juin dernier, on a annoncé l’organisation de la nouvelle édition, placée sous la direction artistique de Nabil Khemir, jazzman confirmé. Connaisseur de la planète jazz mais aussi de la spécificité de «Tabarka jazz festival», le directeur artistique de l’édition 2009 a su assurer un bon programme artistique, réunissant des artistes de renom tels que les frères M’raihi, la Brésilienne Tania Maria, le Français Jean-Luc Ponty… Le programme est resté longtemps suspendu en attendant la subvention du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine. Après la signature des contrats avec les artistes, on a cru que les différents problèmes de ce festival sont réglés et que tout est prêt pour un nouveau départ, loin de la tourmente. Nouveau départ bien que les organisateurs ont choisi de tenir une conférence de presse… sans inviter les représentants des médias. Premier coup de théâtre ! Et les coups de théâtre se sont succédés. Car en l’absence d’une bonne médiatisation, l’affluence du public a été moyenne. La dernière surprise ou plutôt le dernier épisode de ce feuilleton a été hier matin avec un fax envoyé par l’artiste Nabil Khemir, directeur artistique de l’actuelle édition, où il a annoncé son retrait. Retrait justifié par «l’absence des conditions adéquates pour le travail». Réponse diplomatique de la part de cet artiste. Nous l’avons contacté pour comprendre l’histoire de ce retrait brusque, Nabil Khemir nous a confié que sa décision est définitive et que les embûches ont été aussi nombreuses qu’il n’a pas pu les surpasser. «Ma démission est due à plusieurs facteurs qui se sont accumulés, entravant le bon déroulement du festival. Je ne peux parler maintenant de ce sujet et je préfère me concentrer sur mon concert à Bizerte», nous a expliqué Nabil Khemir. Avec la démission de Nabil Khemir de cette édition avant même qu’elle touche à sa fin, Tabarka Jazz Festival semble sombrer de plus en plus dans le flou…et ce produit touristique qui a fait la célébrité du royaume de corail est aujourd’hui exposé à tous les vents. Qu’attendre encore pour rendre à ce festival ses lettres de noblesse et ses notes de gloire ?


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com