L’Occident félicite Karzaï et lui réclame des changements





Les dirigeants occidentaux ont félicité le président afghan Hamid Karzaï tout en l’invitant à améliorer rapidement sa gouvernance et à lutter davantage contre la corruption pour stabiliser le pays.
Le président américain Barack Obama a indiqué avoir félicité Hamid Karzaï par téléphone. Mais a prévenu qu’il attendait désormais des améliorations dans la gestion des affaires du pays et le combat contre la corruption. «La preuve ne se fera pas sur les paroles, elle sera faite sur les actes», a indiqué Barack Obama, qui a invité Hamid Karzaï «à agir de manière audacieuse et déterminée et à profiter de l’intérêt que la communauté internationale porte à son pays pour engager des réformes internes».
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, arrivé lundi à Kaboul, a également félicité le vainqueur, l’appelant à «rapidement former un gouvernement qui sera soutenu à la fois par le peuple afghan et la communauté internationale». Moscou a surtout salué «la clôture du processus électoral en Afghanistan», car elle ouvre «la voie à la formation d’un nouveau gouvernement national qui aura pour objectif de (...) stabiliser la situation dans le pays».
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a indiqué avoir, lui aussi, téléphoné à Hamid Karzaï pour le féliciter et lui avoir dit que «l’Afghanistan a désormais besoin de nouvelles et urgentes mesures pour éradiquer la corruption». Il a également souligné la nécessité de renforcer l’armée et la police afghanes pour alléger le fardeau de la coalition militaire internationale dirigée sur place par l’Otan et les ?tats-Unis.
Le président français Nicolas Sarkozy a également félicité Karzaï et l’a assuré du «plein soutien de la France». «Des progrès ont été accomplis ces dernières années, mais beaucoup reste à faire», a-t-il toutefois souligné. Les ministres allemand et français des Affaires étrangères, Guido Westerwelle et Bernard Kouchner, ont appelé Karzaï à gouverner pour tous et à coopérer avec Abdullah, lors d’une conférence de presse commune à Paris.
Le président du Pakistan voisin Asif Ali Zardari a, lui, félicité «du fond du cœur» son homologue afghan et indiqué que son pays était «profondément décidé à poursuivre et approfondir (sa) relation fraternelle avec l’Afghanistan». Les deux voisins ont une relation complexe et mouvementée, chaque pays accusant l’autre de ne pas être capable de neutraliser ses rebelles islamistes.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com