Processus de paix: Clinton obtient l’appui du Caire





Le Quotidien-Agences
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a intensifié ses efforts hier au Caire pour rassurer Palestiniens et pays arabes.
Lors d’une nouvelle tentative au Caire Clinton a obtenu hier un appui marqué de l’Egypte pour relancer les négociations de paix.
Après un entretien de plus d’une heure avec le président Hosni Moubarak, qualifié de «constructif» et «positif», Clinton a réaffirmé sa détermination à faire avancer le processus de paix israélo-palestinien.
«Je peux assurer que notre objectif est de parvenir à un véritable Etat (palestinien), avec une vraie souveraineté», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit.
«Il n’y a de doute dans l’esprit de personne que la voie vers un Etat palestinien (...) doit inclure toutes les questions (...) et cela comprend celle de Jérusalem», revendiquée comme capitale par les deux camps, a-t-elle ajouté.
Clinton a également affirmé que rien ne pouvait la «dissuader» de poursuivre les efforts de relance du dialogue israélo-palestinien, bloqué depuis près d’un an, alors que les doutes se sont multipliés dans le monde arabe sur la volonté ou la capacité des Américains.
«Ma conviction personnelle est que rien ne doit affecter notre engagement et notre détermination à aller de l’avant. Il y a certes des obstacles, mais nous ne pouvons pas laisser quoi que ce soit nous dissuader», a-t-elle dit.
La responsable américaine a également poursuivi ses efforts pour clarifier des déclarations qualifiant de «sans précédent» une proposition israélienne de gel partiel de la colonisation, qui exclurait Jérusalem. Ces paroles ont semé le doute sur la volonté américaine de parvenir, comme promis aux Arabes et aux Palestiniens, à un gel complet.
«Notre politique concernant les activités de colonisation n’a pas changé», a assuré Clinton.
«Ce que nous avons reçu des Israéliens est sans précédent» et constitue «un mouvement positif», mais «ce n’est pas ce que nous préférons», a poursuivi la secrétaire d’Etat. «C’est comme pour les progrès faits par les Palestiniens en matière de sécurité», a-t-elle dit.


Le Caire convaincu
Aboul Gheit, visiblement convaincu par cette explication de texte, lui a apporté son soutien, en affirmant que «les Etats-Unis n’ont pas changé leur position concernant leur refus des activités de colonisation».
Il est également allé dans le sens des efforts américains, en n’excluant pas le principe d’une reprise de négociations israélo-palestiniennes sans conditions.
«Nous devons nous concentrer sur l’objectif final plutôt que perdre du temps à exiger telle ou telle chose», a-t-il ajouté, tout en souhaitant des garanties internationales pour que ces négociations se tiennent «sur des bases claires et bien préparées».
Les Palestiniens réclament un gel complet des activités de colonisation israéliennes avant de reprendre les négociations avec Israël.
Mme Clinton a également estimé que la priorité allait à la reprise de ces discussions, qui porteront de fait aussi sur les colonies. «En fin de compte, les discussions sur les colonies avanceront quand l’on entrera dans la négociation sur les frontières», a-t-elle déclaré à des journalistes l’accompagnant.
L’Egypte, dernière étape prévue de la tournée de Mme Clinton au Proche-Orient, est un ferme allié de Washington dans la région, souvent sollicité par les Américains pour son influence modératrice.
La rencontre avec M. Moubarak avait été annoncée à la hâte lundi soir alors que Mme Clinton se trouvait à Marrakech (Maroc), après les critiques dans le monde arabe au sujet de la colonisation israélienne.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com