Quand on a 22 ans en Tunisie… !





Quand une jeune femme, ou un jeune homme, a aujourd’hui 22 ans dans notre pays, que voit-il devant lui? Quelles sont les portes qui lui sont ouvertes ? En d’autres termes, 22 années après le 7 novembre 1987, qu’avons-nous à proposer à nos jeunes ?
Ce qui vient d’abord à l’esprit, c’est cette stabilité socio-politique qui fait notre fierté, depuis 22 ans, et sans laquelle rien n’est possible, ni vie, ni décence, ni projets d’avenir. Une stabilité qui séduit également les milliers d’investisseurs qui cherchent des ‘’Safe Heavens’’ pour leurs déploiements. Mais pas seulement, car ces investisseurs connaissent désormais la Tunisie, après toutes ces années, suivant en cela l’exemple des plus grandes agences internationales de rating qui ne tarissent pas d’éloge sur notre pays (pas pour nos beaux yeux) et qui nous accordent pratiquement les plus hauts indicateurs de solvabilité.
Ces observateurs internationaux s’intéressent également à autre chose. Ils savent donc qu’à 22 ans en Tunisie, on a huit chances sur dix d’appartenir à une famille de la classe moyenne. Les parents auront presque payé leur logement, on a la ‘’petite’’ voiture, chacun ou presque a son ordinateur et son GSM, des études sérieuses, des vacances… On travaille dur mais on sait, de confiance, qu’il y aura immanquablement retour.
Quand on a 22 ans en Tunisie, on est fier d’afficher son ouverture et sa tolérance, on croit au dialogue des civilisations, on parle anglais en plus du français et de l’arabe, et si on a voulu suivre une filière de la formation professionnelle on affiche une sérénité à toute épreuve et on a le moral au plus haut, car on sait qu’en Tunisie la formation professionnelle peut vous faire devenir carrément ingénieur. A 22 ans en Tunisie, on est contre les extrémismes et on observe une attitude d’écoute comme le font les gagnants : «Ce fléau ne passera pas par moi !»
Le plus beau, quand on a 22 ans en Tunisie, c’est au moment de rentrer de voyage alors que l’éloignement temporaire a fait changer notre regard. Et c’est alors la certitude que nous n’avons rien à envier à personne. Les gens des grandes institutions internationales ne répètent-ils pas inlassablement que, malgré la crise internationale qui vient de sévir, le brio de notre modèle de développement n’en est que plus éclatant ?


* Manoubi AKROUT




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com