Génération du 7 novembre 1987 : L’emploi, principal souci





Les jeunes nés le 7 novembre 1987 atteignet aujourd’hui leur 22e printemps.
C’est l’âge des diplômes et de l’insertion sur le marché d’emploi.
La naissance de ces jeunes a coïncidé avec le Changement du 7 novembre 1987. Ils ont bénéficié des différents projets édifiés pour l’enfance et la jeunesse durant les deux dernières décennies.
Les statistiques disponibles montrent que 39% des jeunes dans la tranche d’âge 20-24 ans, poursuivent encore leurs études universitaires. L’université compte aujourd’hui 370.000 étudiants dont plus de 30.000 préparant des masters, des diplômes d’études approfondies et des doctorats.
L’enseignement est donc devenu l’une des principales occupations des jeunes dans la tranche d’âge 20-24 ans alors que ce taux n’était que de 6%, à l’aube du 7 novembre 1987.
L’université compte également des dizaines de laboratoires de recherche-développement où des professeurs encadrent des centaines de doctorants en vue de contribuer à la résolution des problématiques posées par la croissance économique.


Leurs aspirations
Ce n’est pas un hasard si ces jeunes placent l’emploi comme le principal de leurs soucis. N’occupe-t-il pas le devant de la scène dans les occupations gouvernementales?
La politique nationale n’a-t-elle pas été axée durant les 22 ans du Changement sur la recherche de synergie entre la formation et l’emploi pour optimiser l’apport de ces ressources humaines dans la croissance économique?
Cette génération est donc née au milieu de nouvelles conditions de vie avec d’autres priorités que celles des générations précédentes. Elle aspire à bénéficier des programmes socioéconomiques de l’égalité des chances, de l’équilibre régional et de l’éradication de la pauvreté. Elle veut vivre dans la prospérité.
Le Quotidien a contacté des jeunes natifs du 7 novembre 1987 et a fait avec eux un tour d’horizons de leurs soucis et aspirations. Ces jeunes traduisent le vécu et les aspirations de la jeunesse tunisienne d’une manière générale en ce début du 21ème siècle, 22 ans après le Changement.


* Mourad SELLAMI


** Leurs impressions


Mohamed Amine Ouhibi (Etudiant) : «Aider ma famille»
«J’ai réussi mon baccalauréat depuis deux ans et j’ai été affecté à la Faculté des Sciences économiques et de Gestion de Nabeul. La condition matérielle de ma famille ne m’a pas permis de supporter l’éloignement. J’ai raté mon premier passage à l’université et j’ai fait une année blanche l’année suivante. Cette année, j’ai repris mon parcours universitaire à l’ISET de la Charguia. Tout ce que je souhaite, c’est de réussir dans mes études universitaires pour décrocher un emploi et aider ma famille. La vie n’a pas été très clémente avec moi»


Abir Memmiche (Elève en bac) : «Exceller en beaux arts»
«Je crois posséder des dons artistiques que je peux développer en faisant des études de beaux arts. Certes, je n’ai pas encore obtenu mon baccalauréat. Mais, je vais essayer de l’avoir cette année et de décrocher cette orientation pleine d’avenir pour ceux qui y croient. Les beaux arts, c’est le design, l’emballage, la décoration, etc. Ils englobent plusieurs domaines et n’ont pas de limites car ils interviennent même dans le marketing»


Lassâad Tergui (Etudiant) : «Ouvrir un bureau de comptabilité»
«Le mieux serait que je m’installe à mon propre compte. Mais, ce n’est pas aussi évident que cela malgré les encouragements prodigués par l’administration. La comptabilité est un domaine délicat et la concurrence y est très féroce. Donc, je vais décrocher mon diplôme et veiller à préparer mon avenir en commençant par un petit emploi. Auparavant, j’étais étudiant à la FSEG de Nabeul mais ça n’a pas marché. Il y a des matières que je ne parviens plus à assimiler».


Mouna Ben Abdallah, (Elève à la Rachidia) : «Se perfectionner au violon»
«Je poursuis actuellement des cours de violon à la Rachidia et j’espère me perfectionner dans ce domaine pour réussir une grande carrière. Je n’ai pas brillé dans les études académiques et c’est grâce à un parent que j’ai changé de cap. La musique n’est certes pas un domaine facile mais je vais essayer de se frayer un chemin. Je pense que seul le travail paie».


Hanène Sahli (Formation professionnelle) : «Exceller en informatique»
«J’attends mon tour à l’école de formation professionnelle de Gammarth pour parfaire des études de bureautique. Le marché d’emploi est devenu très exigeant. Donc, il faut obtenir un diplôme permettant d’avoir un poste. Le postulant à l’emploi doit être assez bien formé pour réussir à dénicher un bon poste. La formation permet au jeune de « se vendre » mieux. C’est pourquoi, je veux exceller en informatique»


* Propos recueillis par M.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com