Projet de prolongement du métro Den Den / La Manouba: En attendant le jour «J»





Le projet de prolongement du tronçon de métro reliant Den Den au Campus universitaire
de la Manouba  va desservir les étudiants et les riverains de la région qui n’ont qu’une seule question en tête: quand est-ce qu’il démarre ?
Attendre… Les étudiants et une grande partie des habitants de la Manouba ne font qu’attendre le démarrage de l’exploitation de la ligne reliant Den Den au campus universitaire de la Manouba. Tous les jours c’est la même histoire, le même « rituel » : descendre du métro, traverser la rue pour effectuer une dizaine de mètres et rejoindre la station de correspondance où les bus attendent. Environ 30 mille étudiants du campus universitaire de la Manouba sont ainsi obligés de faire ce changement qui leur fait perdre un temps précieux. Pourtant, le projet de prolongement du métro est presque totalement fini. Les quais des stations, l’affichage, même la climatisation pour les cabines de billetterie sont prêts à l’emploi. Il s’avère que la période d’essai est devenue très longue. En effet, depuis le début du mois d’octobre la société « TRANSTU » a commencé les essais de la nouvelle ligne d’une longueur  d’environ 6 Km . « Jusqu’à quand ? », se demande Mahmoud Oueslati, un habitant de la ville de la Manouba. «Je n’ai trouvé que l’ombre de cet arbre pour me reposer, ça fait au moins une demi-heure que j’attends l’arrivée d’un bus pour rentrer chez moi». Fatigué par l’attente, ce vieil homme prend son mal en patience, il n’a pas le choix, et il n’a qu’une petite bouteille d’eau pour l’aider a supporter ce sort. Son visage pâle, Mahmoud attend, les yeux fixés sur la route, il guette l’arrivée d’un bus qui ne vient pas. Non loin, des étudiants font la queue devant un bus quasi rempli. «La bousculade est inévitable, surtout lors des heures de pointe le matin», confirme Moncef Saoudi, un des étudiants qui subit chaque jour cette épreuve. «Nous avons les mêmes problèmes au quotidien, et l’attente du démarrage du reste du tronçon de la ligne du métro a trop duré. Pour moi, comme pour tant d’autres étudiants, le changement de moyen de transport du métro au bus à Den Den fait perdre beaucoup de temps, surtout après 10 heures du matin. C’est l’heure où les bus se font de plus en plus rares», se lamente Moncef. Il parle pendant que ses forces commencent à lui manquer. Le poids du sac qu’il porte entre les mains le fait  souffrir. Pour Abderrahim Ben Slimane, étudiant à l’ISCAE à la Manouba, c’est le même périple. «Je me lève tôt le matin pour arriver à temps aux premiers cours, parfois j’arrive en retard et fatigué à cause des efforts que je fournis pour arriver à destination». Haithem, étudiant au même institut que Abderrahim est de cet avis lui aussi; il a profité du temps avant qu’un bus ne s’arrête pour exprimer son mécontentement pour le manque d’affichage des horaires des bus vers la Manouba , il se dit parfois victime de la non organisation de la «TRANSTU», en ce qui concerne cette question. Le temps passe et tout les étudiants qui attendaient le bus sont partis sauf Mahmoud. Lui, il ne semble pas pressé de trouver une solution pour rentrer, mais on pouvait presque lire dans ses yeux : «Si il y avait le métro je serais déjà en train de faire autre chose qu’attendre».
Il est vrai que l’exploitation de cette nouvelle ligne de métro rendra d’énormes services aux étudiants, aux riverains, mais également introduira à coup sûr une plus-value sur les biens immobiliers adjacents.


* Ibrahim BOUGOTTAYA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com