Christian Karembeu au «Quotidien» : «Le sport est une thérapie sociale»





Un des invités de marque du 4e Tournoi international de golf qui s’est déroulé les 6 et 7 novembre à Djerba, l’ancien footballeur français. Le Quotidien l’a rencontré lors d’une pause café. Il était sans Adriana, sa belle bien-aimée.
On a annoncé la présence d’Adriana et tout le monde aimerait la voir. A votre arrivée, elle a brillé par son absence. Alors où est passée la belle blonde ?
Elle s’excuse auprès de ses fans. Il lui a été impossible de venir. Car elle vient de se faire mal au dos. La prochaine fois, elle sera sans faute parmi vous.
Vous êtes venu auparavant en Tunisie ?
Oui, plusieurs fois. J’ai déjà visité Tozeur, Sfax et je suis constamment à la découverte de la diversité des paysages tunisiens. Et pas seulement. Car J’adore manger et j’ai aimé la cuisine tunisienne. Car à partir de peu d’ingrédients, on fait de succulents plats. Puis, il n’y a pas que le culinaire qui m’accroche. Il y a ce beau peuple hospitalier.
Avez-vous connu des sportifs tunisiens ?
Oui. J’ai eu la chance de connaître Chokri Ben Saâd (actuellement à Nice). On a même joué ensemble. C’était à Bastia. J’ai connu Ben Jemâa aussi à Lens. Santos alors qu’il était à Mulhouse. Et bien sûr, j’ai connu Roger Lemerre, ancien entraîneur français de votre équipe nationale.
Vous savez qu’au terme de son séjour tunisien, M. Lemmere, faute de bons résultats, a perdu en Tunisie de sa bonne presse ?
Je ne sais pas. Mais, à mon avis, il a emmené l’équipe tunisienne vers une nouvelle culture de foot. Jadis le foot tunisien (et de tout le Maghreb) était tourné vers l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Maintenant, depuis la victoire des Bleus en 1998, votre équipe est devenue plus penchée à la manière française.
Vous venez de vous convertir au golf. Racontez-nous ça ?
Depuis que j’avais 20 ou 21 ans, j’ai été initié au golf. Mais comme amateur. C’était à Nantes. A l’époque, j’affectionnais les petites balles en mousse. C’était sans persévérance, et sans passion. Mais au fil des ans, des amis m’ont fait découvrir le vrai golf. Là, il faut être zen et apprendre à profondément se concentrer. Je suis dans le bain depuis deux ans et demi.
Vous aimez les voyages ?
Enormément. Mais quand je trouve le temps.
Que faites-vous à part jouer ?
Je suis consultant dans la chaîne Orange Sport (chaîne de télévision). Je passe tous les samedis à 21 heures. Il s’agit d’une chaîne thématique avec de nouvelles technologies de grande précision. Certes, c’est du boulot, mais enrichissant.
Nous savons que vous avez fait du tennis, vous le pratiquez encore ?
En fait, j’ai commencé très tôt cette discipline. Et j’en ai pratiqué d’autres. J’étais un athlète. J’ai fait du décathlon, du javelot, du lancement de poids, de saut en longueur et à la perche… L’athlétisme est mon dada. Je crois au sport. Comme école de la vie et c’est bien de l’utiliser comme moyen pour l’insertion des jeunes. Le sport protège la société de quelques virus. C’est contre la drogue, la cigarette et autres. C’est une thérapie sociale.
Vous êtes sur les affiches publicitaires, cela vous enthousiasme ?
Beaucoup. Je suis sur les parfums, le textile, les chaussures…
Que vous procure la célébrité ?
Avoir des idoles, c’est bien. Etre célèbre, c’est servir comme idole. Jeune, je m’identifiai aux idoles de mon autre temps. C’est un modèle. Mais mes premiers modèles sont sans aucun doute, mes parents.


* Propos recueillis par Zohra ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com