Cité Ettadhamen: Violée… à son insu!





Tunis - Le Quotidien
Une affaire folle, abracadabrante, burlesque même, mais non moins étrange. Car de mémoire de bipède, on n’a jamais entendu parler d’une fille tomber enceinte sans avoir entretenu la moindre relation avec l’autre sexe...


Inimaginable, dites-vous! Eh bien, détrompez-vous, puisqu’il s’agit bel et bien d’une histoire tout ce qu’il y a de vrai. Une histoire réelle qui a eu pour cadre une cité au Nord-Ouest de la capitale, Cité Ettadhamen, précisément.
L’affaire fut déclenchée par une plainte déposée par une jeune fille, celle-ci accusant un proche parent de l’avoir violée à plusieurs reprises «à son insu», et qu’elle ne s’en est rendue compte qu’après avoir visité un médecin! Revenons, cependant, en arrière pour savoir comment cette fille en est-elle arrivée là.
Ça a commencé lorsque cette fille a débarqué dans la capitale où elle s’est installée chez un proche parent et sa femme, celle-ci étant également du même patelin. C’est ce même parent qui est intervenu auprès d’une connaissance pour lui dénicher un boulot dans un atelier de confection du Grand Tunis. Les mois passèrent ainsi, la fille se dévouant corps et âme au travail, afin d’aider les siens pour améliorer une situation des plus précaires.
Au bout de quelques mois, elle s’est sentie un peu bizarre, puisque victime de vomissements, d’évanouissements, et surtout, elle prenait du poids. Pire, son ventre grossissait anormalement, elle en devenait folle d’inquiétude. Finalement, la jeune fille s’est résignée à aller voir un médecin. Le diagnostic de ce dernier l’a poussée à visiter un gynécologue, dont le diagnostic est venu corroborer celui de son confrère, la fille était effectivement enceinte, de quelques mois de surcroît, ce qui lui enlevait toute idée d’un éventuel avortement.
La question à laquelle elle ne trouvait toutefois pas de réponse, c’est celle de savoir comment était-ce arrivé, alors qu’elle n’a jamais eu la moindre relation! C’est alors que ses soupçons vont converger  vers le parent qui lui a offert le gîte. Première démarche, dans ces conditions, elle lui a fait part de ses soupçons. Comme elle s’y attendait, le parent en question n’a pas nié les faits, il a au contraire reconnu l’avoir violée à plusieurs reprises après lui avoir administrée un somnifère.
C’est sur la base de ces aveux qu’elle est allée porter plainte. Or, le parent  a donné une toute autre version, selon laquelle la fille était tout à fait consentante, précisant, par ailleurs, que leurs relations ont commencé lorsque sa propre femme s’est absentée pour quelques jours, à la suite du décès d’un proche au bled.
Condamné en première instance, le suspect a interjeté appel, permettant à son avocat de le tirer d’affaire, en axant sa plaidoirie sur la jurisprudence française qui a acquitté un violeur de cadavres, du fait qu’il ne s’attaquait pas à des personnes physiques, mais à des corps inertes.


* M.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com