Les radars automatiques opérationnels d’ici mars 2010: Levez le pied, vous êtes filmés !





Les radars fixes automatiques, dont une douzaine ont été déjà installés dans le Grand Tunis, seront opérationnels d’ici fin mars prochain. Leur entrée en fonction imminente reste, toutefois, tributaire de quelques procédures administratives.
Les radars automatiques seront fonctionnels sur nos routes, au plus tard, le 31 mars prochain. Une application informatique est en train d’être mise au point pour gérer le nouveau système, apprend-on auprès du Ministère du Transport. Cette application devrait notamment définir les procédures d’échange de données entre les structures concernées, l’information des contrevenants et les délais de paiement des amendes.
En attendant, l’installation des radars automatiques sera intensifiée sur nos routes. Une douzaine d’appareils ont été déjà déployés dans le Grand Tunis. D’autre points noirs sont en cours d’identification dans un premier temps à Tunis et au niveau de l’autoroute Tunis-M’saken. Le contrôle automatique de la vitesse est régi par la loi du 12 août 2009, amendant certaines dispositions du code de la route. Techniquement les radars automatiques sont programmés pour flasher les plaques minéralogiques des véhicules qui dépassent la vitesse maximale autorisée, dans une limite de vingt kilomètres ou plus. Les données et les photos cryptées sont transférées aux services compétents au sein du Ministère de l’Intérieur qui comparent la plaque minéralogique au fichier national d’immatriculation de l’Agence tunisienne du transport terrestre (ATTT) pour identifier le propriétaire de la carte grise.
Le Ministère de l’Intérieur adresse, par la suite, une notification de cette contravention au propriétaire du véhicule par voie postale recommandée, et ce, à son adresse mentionnée dans la base de données de l’état civil. La notification comporte le montant de l’amende à payer à l’une des recettes des finances dans un délai maximum de vingt jours à compter de la date d’envoi de la notification.
L’automobiliste pris en flagrant délit d’excès de vitesse peut s’opposer à la contravention dans un délai ne dépassant pas vingt jours à compter de la date d’envoi de sa notification.
Le montant de l’amende est doublé en cas de non payement à l’expiration d’un délai de quinze jours à compter de la date de réception, par le receveur des finances, de la copie de la notification.


Zones d’ombres
S’il est vrai que leur légitimité est indiscutable, il n’en demeure pas moins que les radars automatiques demeurent entourés de quelques zones d’ombre. Plusieurs interrogations restent en suspens: Qui sera verbalisé lorsqu’une voiture est flashée ? Le propriétaire de l’automobile ou le conducteur ? Comment ce dernier sera-t-il identifié? Peut-on obliger le propriétaire à dénoncer le chauffeur pour qu’il ne soit pas verbalisé? Comment appliquer la loi dans les cas des voitures de location ou des voitures à immatriculation étrangère ?
Toutes ces zones d’ombre seront bientôt élucidées. Parallèlement à ces dernières retouches d’ordre technique, une commission composée de représentants des ministères de l’Intérieur, du Transport et des Finances est en train de peaufiner l’aspect réglementaire et organisationnel relatif à ce nouveau moyen de contrôle de la vitesse des véhicules sur nos routes.
A noter que le contrôle automatique de la vitesse ne remplacera pas les radars itinérants qui continueront à être déployés d’une manière épisodique sur les routes qui connaissent généralement un nombre élevé d’accidents de la circulation.
Ces deux modes de contrôle de la vitesse permettront, selon le Ministère du Transport, de réduire le nombre des accidents de la route résultant de l’excès de vitesse, lesquels représentent environ 17 % du nombre total des accidents enregistrés en Tunisie et sont à l’origine de 30% des cas de décès.


* Walid KHEFIFI


Déjà sur Google Maps !


Les radars installés sur nos routes ne sont pas signalés à l’avance, puisqu’ils ne sont pas précédés de panneaux comportant «route surveillée par radar», comme c’est le cas actuellement pour les trançons de route surveillés par des radars itinérants.
N’empêche que les emplacements des appareils déjà installés et qui ont commencé à flasher les véhicules qui dépassent la vitesse réglementaire (Sans suites pour le moment) figurent sur Google Maps .
Ce moteur de recherche vient, en effet, de mettre en ligne une carte des radars automatiques en Tunisie. Pire cette carte pourrait être régulièrement mise à jour.


… Et sur facebook


Un groupe appelé Mouvement anti radars automatiques en Tunisie vient d’être créé sur le réseau social Facebook. Ce groupe qui compte actuellement1277 membres vise à « dresser une carte complète et fiable des radars (fixes ou mobiles), des points de contrôle, des zones à ‘risque’ pour permettre aux automobilistes d’éviter les pièges tendus » ! Chaque membre du groupe peut actualiser à tout moment la liste des emplacements des radars. Un grand jeu du chat et de la souris s’annonce…




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com