Commerce électronique : La logistique, l’autre lacune à combler





En plus de la réticence des Tunisiens vis-à-vis de l’achat sur Internet, l’inexistence d’une chaîne logistique permettant la livraison des produits achetés en ligne dans les bons délais, est l’autre grand obstacle à éliminer.  
Tunis – Le Quotidien
Sur le plan réglementaire, la Tunisie dispose d’une législation très solide en matière de commerce électronique. Les 53 articles de la loi du 9 août 2000 relative aux échanges et au commerce électronique fixent rigoureusement les conditions de déroulement des transactions effectuées par voie d’Internet ainsi que les démarches à suivre par tous les intervenants dans la chaîne. Toutefois la véritable pratique d’achat en ligne n’a toujours pas eu lieu en Tunisie.
En 1997, une commission nationale pour le commerce électronique a été créée dont la mission consiste à mettre en place une stratégie de développement de l’infrastructure du commerce électronique en Tunisie. Douze ans après, cette commission placée sous l’égide du ministère des Technologies de la Communication et du Ministère du Commerce et de l’Artisanat a encore du pain sur la planche.
L’accès simple et rapide aux technologies d’informatique et Internet, accompagné du développement du haut débit devenu très accessible, n’a pas contribué au développement d’un comportement sociétal d’achat en ligne. La crise de confiance au sujet de la sécurisation des opérations du paiement électronique a toujours été considérée comme étant le principal frein qui bloque le développement d’un cybermarché en Tunisie. Mais cette réticence n’a jamais été l’unique facteur de résistance. Lors de sa première conférence de presse donnée depuis sa nomination à la tête du ministère du Commerce et de l’Artisanat, M. Ridha Ben Mosbah a considéré qu’il y a une autre grande contrainte qui fait obstacle au développement du commerce électronique dans nos murs. Il s’agit des services logistiques.
Le ministre a estimé que pour résoudre la problématique du commerce électronique il faut développer une chaîne logistique fiable et efficace. L’absence de ce système d’appui handicape énormément la croissance des opérations d’achat en ligne.
Pour remédier à cette situation, M. Ridha Ben Mosbah pense qu’il faut mettre en place des projets pilotes de services d’approvisionnement et de livraison. Ces entités peuvent servir de premiers maillons d’une chaîne logistique beaucoup plus développée. Dans le commerce électronique, la performance des services logistiques est toujours mesurée selon la capacité de distribuer les produits commandés par les acheteurs dans les bons délais. Peut-on considérer, alors, que le commerce électronique connaîtra enfin son décollage avec les projets pilotes envisagés par le ministère du Commerce et de l’Artisanat? Attendons voir! 


* Hassen GHEDIRI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com