Rencontre des avocats: La déontologie du métier au cœur des préoccupations





Le Quotidien


Rencontre hier à La Maison de l’Avocat des hommes- et femmes- du barreau pour discuter
des problèmes inhérents à leur profession.
Les hommes et les femmes en robe noire, venus de Tunis et d’ailleurs, ont répondu à l’invitation de l’Ordre des Avocats. De quoi s’agit-il ? Réponse d’une avocate du barreau de Kasserine : «Nous sommes une soixantaine d’avocats venus de Kasserine pour réclamer nos droits. Nous avons laissé tomber nos affaires et nos dossiers. Et en commun accord, on est là pour protester contre ce qui nous fait grincer et nous empêche de travailler. Nos conditions sont de plus en plus lamentables. Nous voulons préserver le métier de toute atteinte. La déontologie doit passer en premier sinon adieu la morale, la justice. Trop de dépassements depuis au moins deux ans et personne n’a levé le petit doigt pour nous donner raison. Nous ne pouvons plus accepter une once d’humiliation!», a dit au Quotidien une jeune avocate.
Comme tous ses confrères, l’avocate de Kasserine a laissé derrière elle une liasse d’affaires en instance. Et d’ajouter que cette fois, il s’agit de défendre un droit naturellement acquis et le statut de l’avocat assermenté ne tient plus.
«Il est, aujourd’hui, de notre devoir de nous unir. Laissons de côté les droits à la défense de la veuve et de l’orphelin. Dans la machine judiciaire, ceci n’est qu’une goutte d’eau dans un océan marécageux. Nous protestons», a-t-elle lancé. Sur le mémorandum destiné au ministre de la Justice et des Droits de l’homme, une liste de revendications. C’est aussi l’objet de la réunion d’hier. Le bâtonnier, Me Béchir Essid en a pris note et la dernière parole revient à ses confrères pour s’expliquer sur les conditions du travail des avocats et surtout sur certains incidents qui entravent leur métier au quotidien. Ils réclament leur droit aux plaidoiries, à la défense de tous les inculpés, au droit de visite des détenus. D’un autre côté, Ils exigent des salles de réunion pour les avocats qui manquent dans plusieurs régions (Grombalia, Gafsa, Bou Salem, Ghar Dimaou…).


Rendez-vous prochain en février
Les demandes ne s’arrêteront pas là. Car les conditions de travail à Sfax, à Mednine, Gabès sont précaires. Et ce n’est pas tout ! Les avocats ont d’autres points à éclaircir et à négocier, notamment sur les délais dans quelques greffes de tribunaux. Mais aussi sur la greffe d’un corps étranger à leur profession. Des bureaux de conseil se multiplient dans le paysage, s’occupent de la rédaction des contrats, offrent des services juridiques et détournent les dossiers. Les avocats sont décidés à continuer le mouvement. Un autre rendez-vous est fixé les 5, 6 et 7 février prochain à Hammamet pour revoir dans le détail des dossiers de ce genre.


* Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com