Le C.A. au Niger : A l’assaut du Sahel

C’est reparti, le CA entame une nouvelle aventure africaine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dernières participations ne furent guère convaincantes.
Le CA était loin de nous rappeler ses aînés qui avaient en 1991 accédé sur le toit de l’Afrique des clubs. Ce qui est certain, c’est que le prestige du club de Bab Jédid, sa base populaire, la ferveur qui l’entoure à chaque sortie, l’oblige à mettre un terme à cet anachronisme qui est un palmarès peu riche au niveau continental. Tout grand club qui se respecte doit régulièrement faire acte de présence sur tous les tableaux, nationaux, régionaux, continentaux, voire internationaux (mondial des clubs).
Un grand club, partout dans le monde, ne peut se sustenter que de titres et les exemples foisonnent. Il est donc temps pour les Rouge et blanc d’assumer véritablement leur statut de grand de Tunisie, dans un premier temps, puis d’un des grands d’Afrique, dans un second temps. D’ailleurs ne se prénomme t-il pas « Club Africain ». Sa vocation même l’oblige à assumer son véritable statut continental.
Par conséquent, trêve de balivernes pour les fervents fans Rouge et blanc. L’heure a sonné pour franchir définitivement le palier supérieur. Le CA doit respecter son statut de club populaire. Aussi, cette fois, il ne peut se permettre d’un ou de deux tours préliminaires pour sortir par la petite porte.
Au vu du potentiel humain, au vu de la qualité de l’effectif au vu des moyens mis à sa disposition, comparativement à d’autres équipes du continent, le CA a une obligation de résultat, à savoir celle d’accéder dans un premier temps à la phase de poule et se classer au moins second pour faire partie du dernier carré d’as. Que dire lorsque l’on possède dans ses rangs des joueurs qui ont déjà une connaissance de l’ambiance qui prévaut sur le continent, mais également des aléas africains. A cet effet, Pierre Lechantre est loin d’être un profane en la matière et connaît bien l’Afrique à travers le Cameroun.
Prendre option
Désormais, il faut changer d’approche, d’état d’esprit. Jouer en Afrique nécessite une mentalité identique à celle préconisée par les Clubistes dans le championnat tunisien. Le CA, là où il va, joue pour la gagne. Il devra en être ainsi, mais avec quelques précautions supplémentaires. Disons un round d’observation pour ne pas se jeter dans la gueule du loup.
Le pire des scénarios est d’essayer de gérer la rencontre en pensant au match de Tunis et ce, quel que soit l’adversaire. En Afrique, un but marqué à l’extérieur vaut son pesant d’or. Ce qu’il faut également savoir, c’est que même en possédant une assise défensive solide, le CA est viscéralement un club porté sur l’offensive. Il ne peut en être autrement lorsque l’on possède dans ses rangs des joueurs comme Akrout, Dhaouadi, Mouihbi, Sellami, Traoré, Messadi et Ben Yahia.
Le CA a effectué deux séances d’entraînement à l’horaire du match sur la pelouse du stade qui abritera la rencontre. Il est important de s’acclimater. C’est d’ailleurs ce que nous confirme l’entraîneur adjoint du club, Nabil Kouki : «Nous allons passer à un tout autre climat puisqu’il fait actuellement très chaud au Niger. Il faut s’attendre à une température avoisinant les 38 à 40°. Mais, il n’y a pas d’humidité. Nous devrons nous y faire».
Quid de l’adversaire ? Nabil Kouki poursuit à cet égard : «Nous n’avons pas d’idée exact à son sujet. Nous savons que c’est une équipe qui prend régulièrement part aux compétitions africaines et que c’est le club le plus titré du pays. Mais, le Niger n’a pas de traditions en football et ne s’est jamais illustré au plus haut niveau. Ce club s’est toujours contenté de tours préliminaires. En outre, ils viennent de reprendre la compétition et leur championnat n’en est qu’à sa première journée». Et Kouki de préciser : «Il n’en demeure pas moins que la méfiance doit être de mise».
Certes, mais gare à l’attentisme qui risque de donner plus de confiance à l’adversaire. L’idéal dans ce genre de confrontation est de prendre option dès le match aller pour gérer le retour. Il faut aborder la rencontre en conquérant, comme à l’accoutumée, et la victoire sera certainement au rendez-vous. Les Clubistes ne doivent pas occulter qu’ils ont un calendrier chargé qui les attend. Le 18 février, ils joueront contre la JSK pour le compte du championnat, puis dimanche ils recevront le CAB. Il y aura ensuite la manche retour de la coupe d’Afrique qui précédera un toujours périlleux déplacement à Sfax.
En tout état de cause, ce n’est pas avec le visage affiché dernièrement contre Gafsa que le CA pourra aller loin. Tout le monde en est conscient et d’ailleurs Karim Chamari, le préparateur physique du club, a programmé quelques séances matinales de remise en forme avant le ralliement du Niger.
Enfin, au chapitre des absences, l’équipe sera privée de Wissem Ben Yahia qui purge une suspension, mais également de Youssef Mouihbi et Anis Amri encore convalescents. Des absences qui ne posent pas de problèmes puisque le staff technique a les moyens humains pour les pallier. Des joueurs comme Aouadhi, Boujelbène, Sellami, voire Nour Hadhria sont prêts à assurer un dynamisme minimum à l’entrejeu clubiste qui sera certainement le secteur névralgique dans ce genre de débats.

A.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com