Les Tunisiens sont entreprenants et audacieux : Un village touristique et écologique





Mercredi dernier, l’homme d’affaires qui a choisi de vivre entre Tunis et Marseille nous a rendu visite au journal. Heureux d’investir dans son pays natal. Portrait.
Pas plus heureux que cet homme de grand gabarit dans les affaires et les prestations touristiques qui vient d’avoir enfin l’accord des autorités pour monter son projet colossal. Il compte créer les dizaines de métiers dans une zone plus ou moins reculée au nord- ouest de son pays natal.
«Le jour où j’ai eu une réponse favorable des autorités de mon pays concernant mon projet, je n’y ai presque pas cru. C’était un jour de fête. Car, j’ai trop attendu et la chance m’a enfin souri. Il y a tout juste quelques jours, je viens de recevoir un courrier où on m’a accordé le feu vert. Les formalités administratives ne vont plus tarder. Cette décision est venue encore une fois confirmer la volonté présidentielle réitérée en janvier dernier et visant entre autre à être à l’écoute des préoccupations et des aspirations des citoyens et à encourager tous ceux qui veulent créer des projets
Dès lors, l’étude de mon dossier- qui a un peu traîné, a été accélérée. Je ne peux que renouveler ma confiance au Président de la République, soucieux du sort de notre pays. Les autorités régionales ont fait le reste», raconte M.Fethi Mraïdi sur une note enthousiaste. Prochainement la région de Kalaâ Al Khesba (Kef) sera un pôle de toutes les attractions.
De quoi s’agit-il ? Réponse de l’investisseur : «Je travaille sur un projet depuis au moins 15 ans et je suis du domaine du tourisme. Je fais des affaires entre la France, la Tunisie et le Maroc. Et les affaires marchent bien. A preuve : j’ai pu acquérir 95 hectares où je compte monter au moins 75 activités différentes», a-t-il dit.
Le fruit est mûr, il est temps de le cueillir
Et d’ajouter qu’il s’agit d’une première mondiale. Son projet fera beaucoup parler de son pays et c’est l’essentiel pour lui. M. Fethi Mraïdi, la cinquantaine (il fait beaucoup plus jeune) entamée, une tête bien chevillée sur ses larges épaules, frais, motivé, ayant foi en ses idées et en un meilleur environnement pour la région qui a bercé son enfance et qui lui doit reconnaissance.
D’après les études effectuées, le projet est prometteur : «Je compte construire un musée d’eau et un autre de mines, développer davantage le tourisme écologique, c’est aussi accentuer le trait sur le bio. Le tourisme agricole n’est pas rien quand on travaille aussi sur les produits de la ferme et qu’on en multiplie les dérivés. L’éventail s’élargira tout naturellement avec le temps et le labeur», avoue-t-il. Et ce n’est pas terminé pour notre hôte qui a l’intention de travailler sur un autre registre : le tourisme archéologique. D’ailleurs, sur son plan d’étude, il a noté : Festival international archéologique en Tunisie. Croyez-vous à la rentabilité de votre projet ?
«Bien sûr !», a-t-il répondu sans hésitation aucune. Il sait de quoi il parle.
Ce projet qui lui tient toujours à cœur, il l’a caressé pour être sur le point d’’abdiquer. Il a presque baissé les bras et se proposait de le réaliser au Maroc. Mais la bonne réponse est venue à temps. Et pour tout l’or du monde, il ne changera ni d’avis ni de destination.
«Je le veux pour mon pays. Je le veux tuniso-tunisien et je sais ce que je dis sur la crédibilité des hommes et femmes de mon pays», explique ce Tunisien de Marseille, avec une fierté maîtrisée. Le petit retard qu’il a eu en cours de route a peut-être fait mûrir son idée. Maintenant, il n’a qu’à oublier la galère d’antan, retrousser ses manches et se mettre au travail. Juste les dernières formalités à signer et tout baignera dans le bonheur. Touchons du bois et croisons pour lui les doigts. Bonne chance !


Zohra ABID KEFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com