Commissariats régionaux à l’éducation : Plus d’autonomie et de souplesse





Les réformes se succèdent, d’autres sont en chantier, mais la dynamique semble engagée au sein du ministère de l’Education.
L’une de ces mesures consiste à transformer les actuelles directions régionales de l’enseignement en Commissariats régionaux à l’éducation.
Jusqu’à la fin des années 80 ces structures régionales fonctionnaient sous l’appellation de délégations. Leur donner une nouvelle dénomination a-t-il un impact réel sur leurs fonctions et leurs rôles ? Comment se traduirait-il concrètement sur le terrain ? Y aura-il des répercussions positives et concrètes sur la qualité, sur le rendement, sur l’application des programmes ? Bref l’apprenant en sortira-t-il avec ce plus escompté ?
À vrai dire, et selon les initiateurs, la création des Commissariats Régionaux à l’Éducation devrait s’inscrire dans la logique des efforts de décentralisation entrepris depuis longtemps par l’État. Parmi les grandes attentes on pourrait citer l’introduction, d’abord, d’une plus grande souplesse dans la gestion des ressources humaines et l’entretien des différents établissements scolaires qui relèvent de leurs compétences. Avec la plus grande autonomie dont ces nouvelles structures pourraient disposer, on devrait s’attendre à ce qu’elles portent une attention plus grande aux spécificités de leurs régions, de leurs besoins et par conséquent, être à même d’y répondre dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais. Ces commissariats auront, ainsi, plus d’initiatives propres et seront capables de fournir les solutions qui s’imposent chaque fois que cela est nécessaire sans attendre (parfois indéfiniment) des consignes.
Il y a, également, le grand défi qui consiste dans le fait que certaines régions ou établissements scolaires sont considérés comme des lieux de transit et de stage. Les enseignants qui y sont affectés cherchent, le plus vite possible, à les quitter une fois leur période de stage terminée. Ces régions devraient retenir plus longtemps les enseignants par des mesures plus souples et adaptées aux intérêts des uns et des autres. De plus les enseignants originaires devraient être incités à se fixer définitivement de façon à obtenir des enseignants anciens et expérimentés et non travailler tout le temps avec des groupes de stagiaires qui ne font que passer.
Le rôle pédagogique ne serait pas, pour autant, négligé. Dans le cadre d’une mise en œuvre d’une stratégie globale et des programmes officiels ces commissariats auront des prérogatives plus larges dans l’élaboration de plans avec des objectifs plus ciblés et plus cernés en lien étroit avec leurs exigences propres. L’organisation des examens régionaux pourrait, elle aussi, connaître un nouvel essor en synchronie avec les programmes officiels.
Sur un autre volet, non moins important, il serait bon de noter que l’action éducative se base, entre autres, sur une politique d’encadrement et d’animation culturelle. La gestion de ces activités devrait logiquement s’en ressentir positivement dans la mesure où il y aura plus de liberté dans la conception et la réalisation des programmes.
D’ailleurs le ministère de l’éducation a prévu, dans le cadre de l’application de cette loi, de recruter 25 ingénieurs, 62 techniciens supérieurs en génie civil et 58 gestionnaires. Leur tâche consistera à donner l’impulsion nécessaire à la bonne marche des commissariats régionaux et à moderniser l’infrastructure.


A. CHRAIET




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com