Allergies du printemps : Précautions et traitements nécessaires





Nez qui coule, éternuement, les yeux larmoyants et qui brûlent, crises d’asthme… à chaque arrivée du printemps, c’est la même galère pour ceux qui souffrent d’allergie. Ils redoutent l’arrivée des beaux jours et des premières fleurs au lieu de profiter du soleil! De la fatigue permanente aux troubles du sommeil en passant par les difficultés pour jouer, pour faire du sport jusqu’à la réclusion quasi totale pendant les pics de pollinisation, le rhume de foin altère la qualité de vie à cause des effets invalidants.
Que faire pour prévenir les allergies au pollen ? Et quelles sont les précautions à prendre pour soulager les maux?
Le Dr Hichem Ben Jâafar, généraliste, nous donne justement son avis sur le sujet. «Avant de parler de la manière de traiter le rhume des foins, je pense qu’il faut d’abord en connaître les symptômes : Généralement, le sujet souffre d’écoulement nasal, larmoiement, démangeaisons au nez, yeux et palais, éternuements, congestion nasale, pression dans le nez et les joues, sensation de plénitude et/ou blocage dans les oreilles et parfois aussi cernes sous les yeux. Si ces symptômes se déclenchent d’un coup durant le printemps, il s’agirait très probablement d’un rhume des foins. Mais seuls les tests allergiques peuvent confirmer ou non le diagnostic.
Cela dit, le rhume des foins est une maladie non contagieuse et relativement sans danger. Elle peut apparaître à tout âge et touche particulièrement enfants et adolescents. La maladie durera tant qu’on est exposé au pollen en cause. Elle peut être associée à l’asthme ou à d’autres types de maladies allergiques. C’est pourquoi il est toujours conseillé de voir un médecin qui saura poser un diagnostic pour établir un plan de traitement approprié», explique-t-il.
Traitement et précautions
Et le Dr Ben Jâafar d’ajouter : «De manière générale, une personne qui souffre de rhume des foins est redevable de prendre quelques précautions : garder les portes et les fenêtres fermées de jour comme de nuit durant les périodes où les plantes dispersent le pollen; éviter tant que possible de sortir et éviter champs, forêts, parcs et jardins. Il est également déconseillé de sécher vêtements, serviettes et literie à l’extérieur en cette période. Il faudrait, autant que possible, employer un système de ventilation intérieure muni d’un filtre.
Avant de dresser un plan de traitement, le médecin doit d’abord découvrir la substance à laquelle l’intéressé est allergique pour pouvoir dresser une liste des substances allergènes qu’il faudra éviter. On ne peut prévenir le rhume des foins qu’en limitant l’exposition au pollen allergène. Le premier traitement c’est d’utiliser les antihistaminiques. En cas de grosses congestions, on prescrit des décongestionnants. Mais s’il n’y a aucune amélioration suite à ces deux premiers traitements, les corticostéroïdes nasaux peuvent être ensuite administrés.
Finalement, si aucun traitement ne diminue les symptômes du rhume des foins, l’immunothérapie peut alors s’avérer nécessaire. En effet, l’on a de plus en plus recours à cette « désensibilisation » qui consiste à injecter, pendant 3 à 5 ans, des doses croissantes de la substance allergène afin que la personne allergique y devienne moins sensible. Ce traitement peut aider, de fait, à prévenir l’apparition de l’asthme».


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com