Colloque : «L’image de la femme arabe dans ses écrits» : Entre espoirs et réalités





Placé sous le haut patronage de Mme Leïla Ben Ali, épouse du Chef de l’Etat et présidente en exercice de l’Organisation de la femme arabe (OFA), le colloque sur «L’image de la femme arabe dans ses écrits» a été ouvert hier par M. Abderraouf El Basti, ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine.
L’idée de ce colloque consacré à «L’image de la femme arabe dans ses écrits», revient à l’Union des écrivains tunisiens (UET), présidée pour la deuxième année successive par Jamila Mejri, qui a voulu rendre hommage à la femme créatrice, la veille du 8 mars (jour de la Fête internationale de la femme).
C’était aussi l’occasion de rendre hommage à Mme Leïla Ben Ali qui préside l’Organisation de la Femme arabe (OFA) et qui travaille sur une pile de dossiers afin de hisser la femme arabe au rang de ses sœurs de l’Ifriqya, un exemple à suivre et une image à reproduire.
«Nous remercions la première Dame de Tunisie d’avoir accepté la tenue de ces trois jours sous son Haut patronage. Sa présidence de l’OFA pour la deuxième fois explique la confiance des femmes arabes en elle et en l’expérience tunisienne. La Tunisie reste, comme l’a toujours souhaité le Président Ben Ali, une terre d’accueil, de rencontres et de dialogue. Et pas seulement ! Elle est aussi le vivier des créateurs et créatrices. En 2009, nous avons recensé 200 ouvrages écrits par des Tunisiennes. Nous savons aussi que pas moins de 45 sociétés privées dans le 4ème Art sont gérées par des femmes. Dans ce paysage d’art et de culture, 30% de produits sont faits par des femmes», a dit, dans son mot inaugural, le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine.
La Tunisienne, reflet de sa Tunisie
Et d’ajouter : «De cet état des lieux de la Tunisie Nouvelle, nous ne pouvons que nous enorgueillir. La Tunisienne d’aujourd’hui est une héritière digne. Ici, nous n’oublions pas que nous sommes au pays de Didon, fondatrice de Carthage, d’Asma Bent Assad Ibn Al Fourat, de Khadija Sahnoun, d’Arwa Al Kaïraouania, de Tahar Haddad,… Nous sommes bel et bien au pays du premier Code d’Etat civil dans le monde arabe, au pays des premières filles scolarisées dans la région… En un mot, nous sommes fiers d’être au pays de l’égalité entre les femmes et les hommes…», a ajouté le ministre.
De son côté et dans le même sillage, l’écrivaine Jamila Mejri a passé en revue les mérites des créatrices tunisiennes depuis au moins 14 siècles. Pour rester au centre du colloque, la présidente de l’UEF mis l’accent sur le trait sur la femme en tant que romancière et poète visionnaire. «La Tunisienne a toujours été au centre des écrits des hommes. Mais, nous voulons autre chose. Quelle est l’image véritable de cette femme à travers ses propres écrits ? C’est-à-dire : son approche, son regard personnel à travers sa sensibilité. Aujourd’hui, elle n’a plus besoin d’être à la traîne. Elle n’a pas besoin de l’homme pour se faire valoir et pour parler en son nom de sa réalité, de son être, de son rôle dans sa société, de son rêve. La femme tunisienne a été libérée depuis très longtemps. Grâce à des hommes, comme Haddad, Thâalbi, Bourguiba et Ben Ali, elle dispose d’une liberté dans tous les domaines. Son sort est entre ses mains» , a lancé la présidente de l’UET avant de donner la parole à des créatrices (mais aussi des créateurs) et d’ouvrir le colloque.


Zohra ABID KEFI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com