“Variation plastique” à El Téatro : La naissance d’une école





Mohamed Chalbi innove et crée l’événement à l’espace d’art plastique Aire Libre à El Téatro une exposition inédite intitulée “Variation plastique” pour une expression autre, groupant des artistes confirmés avec de jeunes talents naissants. La saison culturelle s’annonce prometteuse. Aussi, l’artiste Khalil Ben Abdallah présente ses deux toiles “S.O.S” et “Sucre”. Une première toile va dans l’air du temps. Inspirée par les dernières inondations qu’a connues Tunis, le peintre a présenté son travail pictural avec un souffle surréaliste. Une idée saute à la mémoire, ce jeune peintre est influencé par Roland Barthes qui a écrit “Les inondations c’est un jour de fête”. C’est clair, lorsqu’on regarde bien sa toile “S.O.S”: le Tunisien motorisé fête la vie malgré l’état de la route inondée. Dans la deuxième toile “Sucre”, le souffle surréaliste est plus clair. Taoufik Jebali et quelques autres amis ont retrouvé devant ce travail stimulant les anciens réflexes dadaïstes. Un trait cubiste domine sa toile. Surréalisme, dadaïsme, cubisme, ce sont les titres d’une partie de cette exposition. Mais quelles sont les autres variations? De sa brochette cramée, présentée lors dune dernière exposition collective tenue à l’Aire Libre sous le titre “Ode à Palestine”, Mahmoud Chalbi a ramené cette toile abstraite bien travaillée à sa troisième dimension. Une recherche dans les fonds architecturaux de la Médina arabe. Toute femme est secrète comme nous le rappelle la toile “songe” de Myriam Triki. Une diptyque qui renvoie à son thème préféré, son monde intime “Didon”. Emmanuelle Temimi est aussi une fidèle à sa thématique aquatique. Mais elle recourt cette fois à l’étoffe comme un nouveau matériau. L’exposition prend un autre souffle à travers les gravures de Rachida Amara. A l’opposé des couleurs vives qui reviennent chez Ahmed Zelfani pour fêter le nu et transcender la femme. Cette dynamique chromatique se retrouve aussi chez Mohamed Chalbi et Hassène Amraoui. Est-ce les signes prémonitoires d’une école qui se tisse à travers le temps? C’est légitime si on dévoile les toiles de Hatem Ferchichi, architecte et décorateur, revenant à ce même groupe après sa participation dans une ancienne exposition collective de ce cercle. Laissons la réponse aux jours venants. Mondher CHRAIET


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com