Les Palestiniens dans la rue, le Hamas appelle à une Intifadha : Al Qods sur un volcan





Le Quotidien-Agences
Des heurts ont éclaté hier entre Palestiniens et policiers israéliens déployés en force à Al Qods-Est, faisant des blessés des deux côtés, dans un climat de vives tensions politico-religieuses et de crise diplomatique.
A Al Qods-Est, 42 Palestiniens ont été arrêtés et 9 policiers israéliens blessés, dont 6 ont été hospitalisés, lors d’accrochages dans la Ville sainte, où 3.000 membres des forces de l’ordre avaient ont été déployés.
Huit manifestants ont été blessés et hospitalisés, a précisé le directeur des services d’urgence du Croissant rouge palestinien, Amin Abou Ghazali.
Des agents en civil d’unités spéciales de la police, déguisés en manifestants palestiniens, procédaient à la plupart des arrestations.
Les Palestiniens manifestent pour «la défense d’Al Qods», au coeur des frictions avec Israël. Ils protestent en particulier contre l’inauguration de la synagogue de la Hourva, reconstruite dans le quartier juif de la Vieille ville et perçue comme une nouvelle provocation israélienne.
Dans le camp de réfugiés de Choufat et dans le quartier arabe d’Issawiyeh, des manifestants, certains le visage masqué, ont caillassé les policiers et gardes-frontières qui ont riposté en tirant des grenades assourdissantes et lacrymogènes et des balles caoutchoutées.
Des heurts ont aussi eu lieu à Wadi Joz, autre quartier arabe du secteur oriental d’Al Qods annexé en 1967, ainsi que dans la Vieille ville et à Qalandiya, principal point de passage entre Al Qods et Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne. En Cisjordanie, des incidents ont été signalés à Hébron.
La police a maintenu l’interdiction d’accès à l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, aux fidèles musulmans âgés de moins de 50 ans, ainsi qu’à tous les visiteurs non musulmans.
L’inauguration de la synagogue de la Hourva «sera le prélude à la violence, à l’extrémisme et au fanatisme religieux, et cela ne se limite pas aux extrémistes juifs mais inclut des membres du gouvernement israélien», a averti Hatem Abdel Qader, responsable du dossier d’Al Qods au Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas.
Un responsable du Hamas a appelé à une «Intifadha», un nouveau soulèvement populaire palestinien.
«L’Intifadha doit bénéficier de la participation de toute la société palestinienne», a déclaré Moussa Abou Marzouk, chef-adjoint du bureau politique du mouvement islamiste à la chaîne d’information en arabe Al-Jazira depuis Damas.
Dans l’enclave palestinienne, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour participer à «une journée de la colère» du Hamas.
Les nouveaux heurts à Al Qods -des affrontements similaires ont eu lieu ces dernières semaines- surviennent au moment où l’administration Obama s’efforce de ranimer un processus de paix moribond.
Washington avait arraché la semaine dernière, après des mois d’efforts, un accord palestinien à des négociations indirectes avec Israël sous leur égide.
Mais ces discussions, dites «de proximité», semblent mort-nées depuis le récent feu vert israélien à la construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation à Al Qods-Est.
L’Autorité palestinienne a fait savoir qu’elle ne retournerait pas à la table des négociations sans un gel complet de la colonisation.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com