Le Jojoba pousse en Tunisie : Les graines à l’huile précieuse





A plusieurs milliers de kilomètre des déserts mexicains où ils poussaient à l’état sauvage, les arbres du jojoba se multiplient dans les régions arides de Sidi Bouzid. Il s’agit à l’origine d’une espèce d’arbuste qui pousse dans les déserts entre le Mexique et les Etats-Unis où le mercure peut facilement afficher les 50°C. Seulement, aujourd’hui, le jojoba ne fait pas uniquement le décor du far West, il pousse bel et bien en Tunisie. Et c’est pour l’extraction de son huile qu’un Tunisien décide de le planter sur nos terres. Le défi a été gagné depuis plusieurs années lorsqu’une société tuniso-suisse fut créée pour planter le jojoba sur plus de 300 hectares. Aujourd’hui, loin des déserts mexico-américains, le jojoba pousse, fleurit et donne ses précieuses graines dans les régions semi-arides de Sidi Bouzid. D’après M. Ahmed Mechi, directeur de la production végétale à la délégation régionale de l’agriculture de Sidi Bouzid la culture de cette plante méconnue en Tunisie est devenue possible à travers une société tuniso-suisse fondée depuis près d’une vingtaine d’années. Dirigée par M. Mohamed Kilani Chelbi, cette société cultive les arbres de jojoba dont les graines produisent une huile très convoitée par les plus grands fabricants de produits de beauté dans le monde. Faut-il savoir aussi que la culture du jojoba, appelé également «or du désert» contribue à la préservation des baleines. Dans l’industrie cosmétique, l’huile de jojoba remplace en effet une sorte de graisse extraite des baleines qui sont une espèce en extinction.
La culture de jojoba à Sidi Bouzid qui se fait sous l’égide des autorités agricoles régionales, permet aujourd’hui à la Tunisie d’être le premier pays maghrébin producteur et exportateur en la matière. D’après M. Mechi, l’expérience qui donne ses fruits depuis plusieurs années et l’expertise acquise doit permettre de développer davantage cette culture dans le futur. Il y a lieu de noter qu’au cours de la saison passée (2008-2009), la productivité s’est située au niveau de 300 kg/Ha pour une production de 12 tonnes. Cette année, les investisseurs s’estiment capables de porter la productivité à 800 kg/Ha. Cela doit permettre de doubler la production pour atteindre, toujours selon les prévisions, 25 tonnes. En l’absence d’entreprises spécialisées pour extraire l’huile, les graines de jojoba sont exportées à l’état brut en Europe.



H.G.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com