Présentation des résultats du Réseau de contrôle de la pollution de l’eau





La présentation des résultats du Réseau de contrôle de la pollution de l’eau «Copeau» a fait l’objet d’un colloque régional organisé, hier à Tunis, à l’initiative de l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE), en collaboration avec la commission européenne et en présence d’experts tunisiens et étrangers.
Ce projet a été réalisé en vertu d’un accord signé entre la commission européenne et l’ANPE en 2006. Le coût de ce projet est estimé à 790 mille euros (environ un million 478 mille dinars) sous forme de don de la commission européenne, 10 mille euros (18,72 mille dinars) de dons de l’université de Liège (Belgique) et 331 mille euros (619 mille dinars) financé par le budget de l’Etat.
Un guide des procédures relatives aux méthodes de contrôle de la pollution de l’eau a été élaboré dans le cadre de ce projet, outre l’acquisition de 2 laboratoires mobiles pour le contrôle de la pollution de l’eau.
De même qu’a été entamée la formation d’agents de l’ANPE en matière de contrôle de la pollution, outre la préparation de bulletins périodiques sur la situation environnementale des milieux contrôlés et la mise en place d’un site Web.
Des campagnes de contrôle, au nombre de 37, ont été également, menées dans le nord et le centre de la Tunisie. Une étude a été élaborée, par ailleurs, dans le cadre de la coopération tuniso-belge ayant permis de modéliser la pollution dans le bassin de l’oued Medjerda.
Ouvrant les travaux du colloque, M. Nadhir Hamada, ministre de l’Environnement et du Développement durable, a souligné l’importance de l’existence d’un référentiel permettant d’évaluer la qualité de l’eau et parachever les normes tunisiennes dans le domaine de la protection de l’environnement.
Les normes relatives à l’évacuation des eaux usées sont actuellement en cours de révision ainsi que les normes relatives à la réutilisation des eaux traitées.
M. Hamada a ajouté qu’un important référentiel de contrôle de la pollution des eaux a été mis en place. Parmi ses composantes figurent l’étude de mise à jour et l’inventaire des points polluants, le plan d’actions élaboré pour la maîtrise de points polluants et le réseau national de suivi et de contrôle de la qualité des eaux, créé dans le cadre du projet d’investissement dans le secteur de l’eau (PISEAU) dans sa première étape (2002-2007).
L’étude a permis d’identifier et d’examiner, a-t-il dit, les sources de pollution et les milieux les plus sensibles dans l’objectif de créer un réseau de suivi de la pollution des eaux, relevant que 234 milieux naturels ont été identifiés (134 oueds et lacs et 100 nappes phréatiques). Suite à ces résultats, 206 points de suivi et de contrôle des eaux de surface et souterraines ont été créés.
Le ministre a indiqué que l’action se poursuivra pour protéger les ressources hydrauliques de la pollution à travers le traitement, la bonne gestion des déchets, l’éradication des déchargés non contrôlées et des points noirs, le contrôle des activités polluantes et l’introduction des programmes de production propre au sein des entreprises industrielles.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com