Play off (Demi-finales-Belles) : A chances égales





Jouer un mercredi a toujours été une donne particulière. L’avantage du terrain risque donc de ne pas influer sur le résultat des deux «belles» des demi-finales du play off.
Une lecture rapide des statistiques nous prouvera que les plus grandes surprises ont eu généralement lieu lors des journées jouées les mercredis. Bien sûr on pourrait se concerter avec qui de droit pour expliciter ce phénomène, mais contentons-nous aujourd’hui, de ne pas occulter ce paramètre. Noir et Blanc d’un côté et Sang et Or, de l’autre, sont donc avertis, à double titre d’ailleurs puisque la valeur intrinsèque de leurs adversaires imposent le respect et donc la méfiance.
Les doubles confrontations des demi-finales ont prouvé que les quatre protagonistes se valent et que finalement, la victoire n’est qu’affaire de forme du moment. Spécialement, la forme des réceptionneurs. D’ailleurs, assurer la première balle est le talon d’Achille de tout le volley-ball tunisien. A cet égard, l’apport des Clubistes sfaxiens Moalla et Chékili, des Saydiens Fehri et Saïdi, des Espérantistes Belaïd et Karamosly et enfin des Etoilés Abbès et H’missi sera sans nul doute la clé de la réussite. Les autres compartiments ne tracassant pas outre mesure les staffs techniques.
Foued Kammoun peut s’appuyer sur un effectif riche et pourvu de doublures de haute valeur dans tous les postes, avec en prime le retour en forme de Mohamed Trabelsi et la confirmation de Brahim Besbès. En face, Mohamed Msellemani n’a sûrement pas le même choix, mais il sait qu’il a le six le plus expérimenté. Ghazi Guidara et sa bande l’ont prouvé ont arrachant deux sets dans ce chaudron qu’est la salle 7 novembre de Sfax.
Hichem Ben Romdhane, l’entraîneur Sahélien, peut aussi se targuer d’avoir un effectif qui n’a rien à envier à celui des Sudistes. D’ailleurs, la dernière victoire face à l’Espérance a été avec un équipe remaniée à 50%. Mais Ben Romdhane sait pertinemment que son équipe doit être au top sur le plan mental pour gérer les moments chauds des confrontations avec l’EST à la salle Zouaoui. Enfin, nous en arrivons à Hamadi Kerkeni. L’entraîneur sang et or a lui aussi l’embarras du choix dans tous les postes. Son seul souci a été souvent, de trouver son équipe type. C’est chose faite depuis plusieurs journées, Kerkeni ayant décidé de ne point négliger l’expérience (Khaled Belaïd, Aymen Brinis…).
CSS-SAY et EST-ESS, deux belles affiches qui auront surtout à repositionner le volley-ball tunisien comme la discipline la plus spectaculaire, la plus esthétique, la plus explosive…mais toujours fair-play. Nous sommes sûrs que les joueurs sauront être au rendez-vous. Souhaitons que ce soit le cas pour les supporters et les arbitres.


Mondher JEBENIANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com