Courts-métrages : Ce n’est jamais un jeu d’enfant





Passionnés du 7e art, ils ont su aller jusqu’au bout, produisant deux courts-métrages. L’histoire d’une pléiade de nos élèves qui rêvent de devenir des cinéastes.
L’aventure de ces enfants tunisiens a commencé il y a deux ans lorsqu’ils ont été membres du jury de la précédente édition des Journées Cinématographiques de Carthage 2008. Aujourd’hui et à l’aide du pédagogue Mahmoud Jemni, ils ont pu continuer le beau voyage dans le monde du 7e art.
C’est d’ailleurs pour la première fois dans l’histoire de ce prestigieux festival, les JCC, qu’un jury d’enfants a été formé pour suivre, à côté des professionnels, les films en compétition et décerner un prix au film qu’ils jugent avec leur sensibilité d’enfant intéressant. Ceux qui ont assisté à la clôture de la manifestation se souviennent de ces enfants qui ont pris leur place sur la scène, annonçant avec beaucoup de confiance mais aussi d’innocence l’attribution d’un prix spécial au film « Mascarades » du cinéaste algérien Lyes Salem.
Belle aventure à suivre
Mais bien que le rideau soit tombé sur les JCC, les enfants ont poursuivit l’aventure artistique et pédagogique, soutenus par leur encadreur Mahmoud Jemni. Pédagogue de son état et membre actif de l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC), il a tenté à travers cette expérience, d’aider les enfants à nourrir leur passion pour le cinéma et à passer de la case des «consommateurs» à celle des «actionnaires». Deux courts-métrages ont été réalisés depuis les JCC 2008, suite à des stages réalisés à Matmata et à Kairouan, concrétisant cette démarche pédagogique. «Rendez-vous» d’Emna Amine, élève du gouvernorat de Tataouine et «L’enfant et l’arbre» d’Ahmed Rezgui, du gouvernorat de Kasserine, deux projets de scénarios qui ont été retenus avant que les enfants prennent leur caméra et passent au tournage. Portés par l’aventure, ils ont essayé de faire tout, assurant chacun selon ses capacités et ses connaissances artistiques l’une des tâches de la production.
Animés par une passion fougueuse pour le 7e art, Maysa, Abou Lbaba, Nawres, Yoldez, Nada, Houssem, Kaïs, Mohamed et d’autres enfants ont choisi de poursuivre leur chemin et de tenter de réaliser leur rêve.
Soutenus par l’Organisation tunisienne de l’éducation et de la famille, par les cinéastes tunisiens Habib Mestiri et Mohamed Zran, les enfants ont pu mettre sur les rails les deux projets. Profitant des vacances du printemps, ils sont passés à la phase finale de la production avec l’aide du réalisateur Mohamed Zran. Comme de vrais professionnels, nos futurs cinéastes, artistes et ingénieurs de son et de lumière, ont essayé de réussir cette étape décisive, restant à l’écoute de Monaâm Saker, un jeune monteur de talent qui les a accompagnés et les a aidés pour qu’ils saisissent quelques techniques de cette opération.
Une initiative louable à soutenir et à généraliser !


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com