Foire internationale du livre de Tunis : Ahlem Mostaghanemi pour créer l’événement





L’écrivaine la plus lue dans le monde arabe Ahlem Mosteghanemi sera parmi les hôtes de la 28e édition de la Foire internationale du livre de Tunis, du 23 avril au 2 mai.
L’Algérienne Mosteghanemi sait créer l’événement avec chaque livre qu’elle met au monde. Romancière de langue arabe dont les œuvres ont fait l’objet de traductions en plusieurs langues (français, anglais et italien) elle sera parmi les têtes d’affiche de la 28e édition de la Foire internationale du livre de Tunis du 23 avril au 2 mai ; une invitation venue à temps pour une écrivaine jouissant d’une grande notoriété et popularité en Tunisie et qui s’apprête à voir porter à l’écran son roman « Dhakirato al jassad » (Mémoire de la chair), publié en 1993 et qui en est aujourd’hui à sa 28e édition.
Née à Tunis et ayant grandi en Algérie, Ahlem Mosteghanemi est considérée aujourd’hui parmi les plumes qui ont fait bouger la scène littéraire arabe et lui ont insufflé de la fraîcheur, au-delà des stéréotypes. C’est depuis vingt- cinq ans, c’est-à-dire 1985, qu’elle s’est dévouée corps et âme à l’écriture. «Algérie Femme et écritures», «Ecriture dans un moment de nudité», «Mensonges d’un poisson», «Au havre des jours», «Anarchie des sens», «Le passager d’un lit», «Mémoire de la chair», «Nessyane.com » et d’autres écrits sont nés de ce corps-à-corps entre la plume et l’écrivaine, la mémoire et le vécu, le passé et le présent.
L’écrivaine du désir…et la liberté
Classée parmi les cent premiers écrivains de la littérature contemporaine, la romancière constantinoise a battu plusieurs records quant au tirage et au nombre de livres vendus. D’ailleurs, et juste à titre d’exemple, son roman «Mémoire de la chair» a été vendu à 130.000 exemplaire. «Le passager d’un lit» a connu également un franc succès avec 80.000 exemplaires vendus. Elle est également le premier auteur arabe contemporain à vendre des centaines de milliers de livres et à rester en tête des meilleures ventes pendant des années au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Tunisie et aux Emirats Arabes Unis.
Point d’exagération. Car Mosteghanemi a remporté en 1998 le prix Naguib Mahfouz pour « Mémoire de la chair », un roman traitant de la lutte de l’Algérie contre la domination étrangère et des problèmes affectant la nation émergente après son indépendance. « Il m’a donné le vertige. Il est rare qu’un roman me fasse ainsi tourner la tête», a dit le grand poète Nizar Kabbani, en parlant du roman « Mémoire de la chair ». Et il n’est pas le seul à exprimer sa fascination pour les œuvres d’Ahlem Mosteghanemi; l’islamologue Jacques Berque a, pour sa part, témoigné de son admiration pour les qualités de l’écrivaine, en lui consacrant un chapitre dans l’un de ses ouvrages.
Belle occasion pour écouter l’écrivaine algérienne qui sera certainement l’un des moments forts de l’édition et pour partager avec elle les souvenirs de la naissance de ses œuvres.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com