Congrès de l’ICANN : “Faire entendre notre voix et exposer nos préoccupations”





Les travaux du congrès international de l’ICANN ont été entamés, hier, à Carthage, avec un programme chargé englobant des réunions et des ateliers de travail des différentes institutions de l’ICANN, telle l’ISOC, la GAC… sur les enjeux qui se trouvent derrière cette manifestation. Le Dr Khaled Ben Driss répond aux interrogations du «Quotidien». Tunis - Le Quotidien Ce rendez-vous de grande envergure constitue une occasion importante pour les intervenants dans le domaine du web afin de traiter les différents problèmes du secteur et signer de nouveaux protocoles dans le but d’élargir l’utilisation de l’Internet partout dans le monde. Pour en cerner les divers défis, «Le Quotidien» a contacté le Dr. Khaled Ben Driss, directeur de la société «Net Progress», spécialisée dans le conseil et ingénierie en systèmes d’information, qui précise que le nom de domaine permet de situer une machine sur le réseau internet en utilisant des mots plutôt que des chiffres, ce qui le rend plus simple à utiliser. Le Dr. Ben Driss souligne, par ailleurs, que dans l’adresse «http://www.lequotidien.tn», à titre d’exemple qui permet de se connecter au serveur qui héberge le site web du Quotidien, indépendamment de son emplacement physique, le nom de domaine est «lequotidien.tn». Et notre interlocuteur d’ajouter que chaque nom de domaine est accosié à une adresse IP qui pointe vers l’emplacement physique du serveur hébergeant le site sur internet. Le service de noms de domaines (DNS), qui fournit les protocoles de communication entre serveurs de noms et applications clientes, est la base technique de l’édifice Internet. Le Dr. Ben Driss souligne également que d’administration des ressources de l’Internet a été confiée par le gouvernement américain à un organisme à but non lucratif : ICANN. Ses fonctions sont essentiellement d’attribuer les numéros de réseaux IP et les numéros de protocoles (numéros de ports TCP, SNMP…) et de gérer la racine de l’arbre de nommage et décrit l’espace de nommage Internet international (com,.net…) Notre interlocuteur note, en outre, que la règle d’attribution de noms de domaine en «premier arrivé, premier servi» a montré ses profondes insuffisances quant au respect de la propriété intellectuelle et du droit des marques. En effet, l’usage commercial d’internet a donné au «nommage» une valeur économique considérable, et on en a fait un jeu politique et juridique. Le Dr. Ben Driss rappelle, par ailleurs, qu’actuellement le statut juridique d’un nom de domaine reste flou dans beaucoup de pays : droit d’usage ou droit de propriété? C’est pour cette raison que certains pays ont adopté des chartes de nommage qui décrivent l’ensemble des procédures et règles à respecter pour l’attribution d’un nom de domaine sous leur propre extension, permettant de faire de la prévention sur l’utilisation abusive des noms. Notre interlocuteur nous précise, en outre, que l’ICANN doit être perçue comme une assemblée planétaire, qui peut évoquer des problèmes et voter des lois (malgré l’absence de moyens de faire respecter celles-ci). L’ICANN incarne le pouvoir donné aux utilisateurs du réseau des réseaux. «Nous avons un grand intérêt à y être représentés, pour faire entendre notre voix et exposer nos préoccupations. Mais la grande question restera : l’ICANN pourra-t-elle maintenir Internet comme un moyen de partage des connaissances»?, souligne-t-il. Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com