Vendeuse… de rêves !





Des pays comme la Turquie ou la Syrie sont, jusqu’à un passé récent les destinations privilégiées de ces Tunisiennes qui ont choisi de faire commerce dans le prêt-à-porter et les bijoux.
Aujourd’hui, Dubaï, entre en ligne, offrant, au passage d’autres opportunités plus alléchantes. Seulement, il y a un prix à payer. En témoigne, cette affaire dont le protagoniste n’a pas hésité à se lancer dans un trafic de faux visas.
Aucune étude ne s’est penchée sur le sujet, mais la question se pose d’elle même: qui sont, en effet, ces femmes tunisiennes qui voyagent seules dans ces pays du Moyen-Orient d’où elles rapportent des produits divers afin de les écouler sur le marché local? A première vue, ce sont des femmes mariées issues d’un milieu social modeste. Généralement, elles font partie du flux de l’exode rural des années quatre-vingt et elles sont unies à des conjoints qui sont la plupart du temps au chômage. La candidate doit remplir deux conditions pour réussir, à savoir être encore jeune et disposer d’un physique agréable. Le cas contraire, elle doit recruter une assistante qui dispose de ces deux atouts. D’ailleurs, l’accusée dans cette affaire a été, justement recrutée par une autre dame pour l’aider dans son commerce.
Divorcée de son état, elle n’avait aucune contrainte susceptible de l’empêcher de voyager à n’importe quel moment. Mieux encore, sa patronne n’hésitait pas à l’utiliser comme appât pour faciliter ses transactions commerciales. A vrai dire, elle était disposée à faire des concessions d’autant qu’elle rêvait de voler de ses propres ailes. Alors, elle n’a jamais cessé de chercher afin de dénicher l’oiseau rare. Du coup, elle est tombée sur un homme d’origine turque qui lui a proposé le mariage. C’est ainsi qu’elle a laissé tomber sa patronne pour s’installer à Istanbul.
Seulement, son époux avait d’autres idées en tête. Bien informé de l’engouement, des jeunes tunisiens pour l’émigration, il lui a proposé de rentrer en Tunisie pour chercher des candidats. Il lui a fait en effet comprendre qu’il est chargé par une entreprise installée à Dubaï de recruter de la main d’œuvre. Dès lors, le jeune couple a préparé les valises avant de monter à bord du premier avion à destination de Tunis. Dès son arrivée, la jeune épouse a fait passer l’information. Rapidement, la nouvelle s’est répandu comme une traînée de poudre. Aussitôt, plusieurs jeunes attirés par cette offre alléchantes ont payé chacun trois mille dinars pour obtenir le fameux contrat de travail ou plutôt une promesse pour avoir ledit contrat. C’est que le couple a rebroussé chemin vers la Turquie afin de finaliser les procédures du recrutement.
Un an durant, les victimes ont attendu avant de perdre patience et aller porter plainte contre leur voisine et son époux. Entre temps, la jeune tunisienne avait divorcé de son mari turc et fut obligée de quitter la Turquie.
De retour en Tunisie, elle fut arrêtée par les autorités à l’aéroport et conduite au premier poste de police. Interrogée, elle a déclaré avoir été manipulée par son mari. Elle ignorait que les contrats de travail étaient fictifs. D’ailleurs, elle n’aurait jamais pensé à rentrer, leur a-t-elle dit si elle savait qu’elle était poursuivie par la justice. Elle a été écrouée avant d’être présentée à un juge d’instruction qui décidera de son sort.


H.M.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com