Chronique judiciaire : Sept ans de prison pour vol, usage de faux et usurpation d’identité





Un homme originaire du Cap Bon, travaillant dans le bâtiment, a comparu en début de semaine devant le tribunal de première instance de Tunis pour falsification et usurpation d’identité.
L’accusé habitait sur les lieux du chantier où il travaillait avec d’autres ouvriers. Au fil des jours, il s’est lié d’amitié avec l’un d’eux et ils se sont mutuellement fait, confiance. Ne doutant pas de son intégrité, la victime, elle-même originaire de la région du Cap Bon, lui a confié qu’elle épargnait de l’argent à la poste. Quelque temps plus tard, pour ne pas éveiller les soupçons, l’accusé lui dérobe le carnet d’épargne et la carte d’identité.
Il se dirige vers Hammamet, où, il est allé à l’agence postale la plus proche.
Il s’est présenté sous l’identité de la victime et a présenté la carte d’identité volée. Il a rempli une fiche de retrait au nom de la victime, mis le numéro de sa carte d’identité et falsifié sa signature. Au guichet, il a retiré 375 dinars. De retour au chantier, il a remis le carnet et la carte d’identité à leur place sans que la victime ne s’en rende compte.
Quelques mois plus tard, la victime s’est aperçue qu’une somme d’argent manquait. Elle est allée se plaindre à la poste. En s’entretenant avec l’agent de poste, il a découvert qu’il n’y a eu aucune erreur, contrairement à ce qu’il croyait : La somme en question a bel et bien été retirée de son compte et ce, avec son propre carnet et sa signature attestant de son consentement. Suite à quoi il a porté plainte pour vol.
Les investigations des auxiliaires de la justice remontent petit à petit jusqu’à l’accusé. Arrêté et mis en détention, il avoue, lors de l’interrogatoire avoir volé le carnet et la carte d’identité de son collègue. Il ajoute avoir retiré ladite somme de la poste de Hammamet, après avoir falsifié la signature de la victime.
En comparution devant la cour et à la question du juge pour quelles raisons avoir commis ce crime il répond que ce n’était qu’un «emprunt». Le tribunal l’a condamné à sept ans de prison pour vol, sage de faux et usurpation d’identité.


Anas




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com