Spectacle de Lotfi Achour à Paris : Un «hobb story» à la française…





Après le grand succès remporté en Tunisie, la pièce de Lotfi Achour a connu de grands échos en France, et précisément à Paris, la ville de toutes les races.
«Hobb story : ouvrir par ici» est une pièce théâtrale qui a fait couler beaucoup d’encre depuis la première représentation. Dans la pièce dite comme dans son précédent spectacle, «La comédie indigène», Lotfi Achour, comédien, auteur, metteur en scène et cinéaste, choisit de dévoiler la complexité de l’amour et des relations humaines dans une conjugaison entre théâtre, cinéma et musique.
Avec «hobb story» il a fait parler des gens de la rue, des passagers et des personnes inconnues. Sa pièce est un témoignage vivant et réel accompagné d’une illustration scénographique présentée par des acteurs de haute qualité. L’amour, la virginité, l’homosexualité et la violence composent les ingrédients du spectacle.
Chacun aura sa pièce
«Depuis le début, j’ai préparé, en collaboration avec Anissa Daoud, une comédie sous forme d’une fiction documentaire et théâtrale. J’ai tenu à traiter la problématique avec une vision universelle permettant des propositions scéniques multiples. Je pense que j’ai réussi mon pari. Lors des représentations au «Tarmac de la villette» le public était vraiment touché par les témoignages et par le discours», explique le metteur en scène.
En fait «Sex in the arab city» est la version française de «hobb story». Lotfi Achour a choisi de changer le nom de la pièce, vu qu’il a aussi changé les documentaires diffusés en vue de mettre en exergue la réalité de la vie des «arabo musulmans» en France. 
«A vrai dire, j’étais surpris en découvrant les problèmes psychiques vécus par les jeunes arabes résidant dans la banlieue parisienne. Pour cela j’ai essayé d’exposer la réalité du vécu quotidien de ces jeunes pour éveiller l’intérêt du spectateur et attirer son attention.
Malheureusement, il y a un décalage énorme entre l’image que nous rapportent les médias télévisés quant à la vie de ces jeunes qui vivent encore sous la pression d’une fausse croyance traditionnelle et je dirai aussi coloniale. Ils sont en train d’endurer des problèmes sociaux que nous, autres tunisiens, avons dépassés depuis plusieurs années. A titre d’exemple, pour ces jeunes, les rapports intimes représentent encore un tabou qui donne des sueurs froides et dont on ne peut pas parler.
Je me considère en tant qu’homme d’images et de paroles qui a pour mission de représenter la réalité avec un discours clair et parfois choquant. En France, le public a été touché par le spectacle parce qu’il sort des rues parisiennes avec un discours plus vrai que nature.
Prochainement nous serons à Londres, et les témoignages seront différents de ceux de Paris. Ceci dit, «hobb story» aura milles facettes et milles discours. Il sera un spectacle universel qui parle de tous les arabes et qui dévoile leurs problèmes avec leurs propres langages».
Faute de budget
Concernant l’absence de deux acteurs principaux Moez Toumi et Chakra Rammah lors des représentations de Tarmac de la villette, Lotfi Achour a été clair et concis. Selon lui, cette absence a des raisons purement économiques. «Contrairement à ce qui a été dit, je n’ai aucun problème avec mon staff. L’absence de Moez et Chakra est due à leurs engagements professionnels en plus de problèmes de budget. Ceci ne nie pas leur présence dans les prochaines représentations à Tunis et également à Londres».


Samah MEFTAH




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com