L’action associative en Tunisie : Une expérience avant-gardiste en matière de participation à la chose publique





TUNIS-TAP
L’engouement des tunisiens pour l’action associative est le symbole de la réussite d’une expérience avant-gardiste en matière de participation à la chose publique.
Le Président Zine El Abidine ben Ali a pris l’initiative, dans le cadre de son projet de réforme globale, de donner une forte impulsion à la vie associative en Tunisie, à travers le développement des législations relatives aux associations, la garantie des incitations nécessaires pour le renforcement de leurs activités, la promotion de leurs méthodes d’action et la consolidation de leur aptitude à être en phase avec les changements que vit la société tunisienne.
«L’un des indicateurs les plus révélateurs de la mutation connue par l’action associative, consiste en l’augmentation du nombre des associations qui est passé de 1976 associations, en 1987, à 9517 associations jusqu’au 10 avril 2010, qui opèrent dans plusieurs secteurs et couvrent les diverses régions du pays.»
L’amendement, en 1988, de la loi organique relative aux associations, en date de l’année 1959, est intervenu à point nommé pour approfondir la prise de conscience de l’ampleur et de la noblesse de la mission dévolue aux associations dans l’enracinement des valeurs de citoyenneté et le renforcement du processus de développement.
De plus, les amendements opérés le 2 août 1992, sont venus consacrer la notion de liberté de création d’associations, à la faveur de la suppression de l’autorisation préalable et son remplacement par le système de déclaration.
Aussi, la décision prise, depuis 1993, par le Président de la République de célébrer, le 23 avril de chaque année, la Journée Nationale des Associations, a-t-elle traduit la ferme conviction de l’importance du rôle des composantes de la société civile dans la concrétisation des choix nationaux et dans l’impulsion du processus de modernité, de progrès et de prospérité.
L’intérêt soutenu que le Chef de l’Etat porte aux associations a été, en outre, confirmé dans ses discours-référence, dans lesquels il n’a cessé d’inciter le tissu associatif et les organisations tunisiennes à contribuer à l’élaboration des programmes et à la définition des objectifs nationaux en matière de développement, dans le cadre d’un partenariat avec les diverses structures de l’Etat et collectivités locales.
Il s’agit là d’une orientation consacrée par le programme présidentiel pour le prochain quinquennat dans ses différents axes.
En témoigne, l’accent mis dans le premier volet de ce programme sur le principe de renforcement du partenariat entre l’Etat et la société civile, principe qui s’est concrétisé à travers la multiplication des contrats-programmes entre les structures de l’Etat et les associations actives dans les domaines d’utilité publique, la garantie d’une plus grande participation des associations aux différentes consultations organisées aux plans national et régional, et la consolidation de la coopération et de la complémentarité entre les collectivités locales, les institutions éducatives, culturelles et de jeunesse et le tissu associatif.
Sous le titre «Une société d’équilibre et de cohésion entre les individus et les catégories sociales», le troisième volet du nouveau programme présidentiel est venu mettre en place un cadre juridique nouveau organisant le bénévolat, afin de favoriser une meilleure participation des jeunes et des spécialistes dans le domaine social et d’offrir aux personnes retraitées de larges possibilités d’action dans ce domaine, en plus de l’adoption d’une approche fondée sur le genre social dans toutes les politiques et programmes sociaux.
Pour ce qui est du quatrième volet du programme quinquennal, intitulé : «Un niveau de vie élevé et une qualité de vie meilleure», il a assuré aux associations une plus grande marge de manoeuvre, en encourageant celles parmi elles qui opèrent dans le domaine des loisirs au profit des familles.
L’une des illustrations saillantes de l’efficacité de l’action associative en Tunisie consiste en le soutien apporté par la société civile à l’action de l’Etat en matière d’emploi.
Le programme électoral présidentiel a, à cet égard, encouragé, dans son 6ème volet, relatif à l’emploi, la création d’associations pour la promotion de l’emploi et l’aide à l’insertion dans le vie professionnelle, outre la nécessité de redoubler d’effort pour la mise en place des bases de l’économie solidaire et le développement de nouvelles opportunité d’emploi dans le domaine des métiers de proximité connus et les métiers de proximité nouveaux.
Dans le souci de multiplier les sources de revenu dans les diverses régions de la République, le programme présidentiel d’avenir a préconisé, notamment, la création, dans chaque délégation, d’une association de développement spécialisée dans l’octroi de microcrédits.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com