Emballage final ou passage à la belle ?





L’ESS pour en finir et le SN pour avoir droit à un acte III. Tel est le décor planté pour le compte de cette deuxième manche de la grande apothéose.
Comme lors du premier round, l’indécision planera sûrement jusqu’au bout. Et ça se jouera indubitablement sur d’infimes détails, attendu que les deux équipes se connaissent jusqu’à la substantifique mœlle.
La principale donne d’avant-match est sans conteste d’ordre mental. Entre une équipe dos au mur, acculée dans ses derniers retranchements et une autre qui peut se permettre un faux pas et qui, de ce fait, évoluera avec moins de pression, les prédispositions psychologiques et mentales divergent palpablement.
Une vérité qui reste, cependant, théorique. En effet, l’un des principaux volets sur lesquels Monaem Aoun a focalisé sa préparation, a trait à la canalisation de cette inévitable pression dans un sens positif, pour en faire un stimulant et un aiguillon de premier choix. Côté étoilé, ça se présente, du moins sur le papier, sous les meilleurs auspices. C’est que pour les Sahéliens, le plus dur semble avoir été fait, vu que d’habitude ils se font piéger chez eux. Et comme cette fois-ci, ils se sont imposés dans leurs murs, la suite s’annonce avantageuse. Un raisonnement assez réducteur, en fait, car il peut générer un bien préjudiciable sentiment de suffisance. Une donnée qui n’a sûrement pas échappé au coach étoilé. Comme nous le voyons donc, entre Monaem Aoun et Ridha Labibi, il s’agit avant tout d’une bataille psycholotique. Quant au duel stratégique, il sera tout aussi âpre, chacun connaissant parfaitement les forces et faiblesses de l’autre. La balle est donc dans le camp des joueurs, appelés à cristalliser sur le parquet les consignes d’avant-match et surtout celles qui leur seront prodiguées lors des temps morts. Aux Potiers de trouver la parade à l’inexpugnable défense sahélienne et au jeu intérieur hautement performant des Mejri, Ben Romdhane et autres Braâ et aux Etoilés de trouver de leur tour la panacée contre l’agressif et tout aussi dissuasif homme-à-homme nabeulien, pour ne citer que deux principaux atouts respectifs.


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com